Publié dans Bouquinage

Les livres et moi, une grande histoire d’amour

Je me souviens qu’à chacun de mes anniversaires, à chaque fois que papa ou maman me demandait ce que je voulais comme cadeau, pensant que j’allais leur dire une poupée, des habits ou encore des bijoux, je répondais invariablement  » des livres « . Perplexes, mais quand même flattés qu’une fille aussi jeune (je devais avoir 10 ou 11 ans tout au plus), s’intéresse si tôt à la littérature, on allait soit à Maxi Livres (qui n’existe plus hélas), soit à la Foire du Livre (quand celle – ci avait lieu au Cices) ou encore à la Librairie les 4 Vents, pour m’acheter des livres de la Bibliothèque Rose, Verte, ou du Club des Cinq.


Mon univers à moi, c’était les livres. Il arrivait même que mes copines viennent à la maison pour jouer avec moi, mais je m’enfermais dans ma chambre pour être au calme et dévorer mes livres. Quand je m’y plongeais, je prenais conscience qu’il existait un autre monde, un monde imaginaire plus gratifiant que celui de la réalité ambiante.

Je me souviens des livres que j’affectionnais quand j’étais enfant :  » les Malheurs de Sophie  » de la Comtesse de Ségur,  » la Petite Fadette  » de George Sand, la saga  » Fantômette  » de Georges Chaulet, les  » Misérables  » de Victor Hugo,  » la Mare au Diable  » de George Sand. Souvent des histoires d’enfances malheureuses. Mais le grand choc, la découverte de la littérature, ce fut la lecture, à l’âge de quinze ans, d’ « Autant en emporte le vent ». J’étais Scarlett O’Hara. Elle était belle, dotée d’un tempérament d’enfer comme moi, ce qui ne l’empêchait pas d’être aimée et désirée. Je passai dix jours fébriles à lire dans mon lit cette saga qui fut pour moi une véritable révélation de ce que la littérature pouvait apporter d’authenticité et de lucidité.

Après cette expérience sublime, je pris pour habitude de fréquenter les bibliothèques, notamment le Centre Culturel Français. J’aimais ces lieux qui sentaient bon le bois et l’encaustique, clos et paisibles, troublés seulement par des pas feutrés, des paroles chuchotées, des gestes qui eux-mêmes s’accordaient tout naturellement à l’ambiance recueillie, en se faisant plus lents, pour éviter de déplacer l’air en masse et de violer ainsi les êtres et les choses.

En grandissant, mes goûts littéraires ont mûri, et je désirais connaître autre chose que des livres pour enfants, ou tout au plus des histoires toutes simples. J’ai découvert les romans de Danielle Steel. Etant l’une des romancières les plus prolifiques et les plus lues au monde, son roman qui m’a le plus touchée est incontestablement  » Un rayon de lumière  » qui traite du long et horrible drame qu’elle a vécu; car son fils Nick Traina a souffert d’une affection mentale psychotique survenue tôt dans l’enfance. J’ai lu beaucoup de ses livres, en appréciant à chaque fois les histoires toutes plus émouvantes et plus intéressantes les unes que les autres.


Ceci imprimera ma vie d’adulte et me fera découvrir un tout autre univers littéraire : les biographies.  » L’âme d’un papillon « , la biographie de Cassius Clay ‘ Muhammad Ali ‘, qui nous raconte le destin de ce boxeur à l’immense talent,  » Un pouvoir nommé désir « , biographie de  » notre  » cher président Nicolas Sarkozy, qui bien qu’il ne me soit pas particulièrement sympathique, dans ce livre, j’ai admiré la ténacité, la pugnacité et l’entêtement d’un homme qui aspirait à une seule chose : le pouvoir.

Encore aujourd’hui, les livres forment une partie essentielle de mon existence. Je dévore tout ce qui me passe entre les mains, je fréquente assidûment les bibliothèques et les librairies. Je lis plusieurs livres à la fois, selon mon humeur, et je transporte toujours un volume dans mon sac. Enfin pour moi le bonheur suprême, c’est de bouquiner dans mon lit, bien au chaud, lumière tamisée et sous ma couette en hiver… Il peut bien tomber des cordes, la terre peut s’entrouvrir, le monde s’entretuer, je suis ailleurs, ne me cherchez pas, je suis hors d’atteinte sur une autre planète et c’est franchement le pied !

Bonne lecture ^^

NFK

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6 commentaires sur « Les livres et moi, une grande histoire d’amour »

  1. Un pouvoir nommé désir,quel régal!!! Il nous montre qu’à force de persévérance rien n’est impossible dans la vie.Commencer par distribuer des flyers jusqu’à devenir Président.

  2. Je me rappelle qu’on profitait de la pause déjeuné pour aller voir ou acheter des livres au casino. Bonne lecture. Nice blog

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