Si tu as lu ‘Confessions d’une accro du shopping’ et que tu l’as vu une demi – douzaine de fois au cinéma jusqu’à en connaître les répliques cultes, si Sophie Kinsella est ton auteur préféré, si tu as lu ‘Le diable s’habille en Prada’, si tu es abonnée à Vogue, si tu regardes les EMI Awards, les Grammy et les BET Awards juste pour voir les tenues des stars, si tu ne rates le compte rendu d’aucune Fashion Week, si tu connais par cœur le nom de tous les créateurs ou presque, alors assurément tu es une shopaholic* !!! Tu sais, cette pathologie dont sont atteintes la majorité des filles et qui fait qu’elles sont souvent taxées de dépensières. Mais au lieu de l’avouer, elles nient tout en bloc. Par ces temps de crise, les achats compulsifs ne sont pas toujours vus d’un bon œil.

Mais revenons à l’essence de cet article. Pourquoi les femmes aiment – elles le shopping, au point d’en être accros ? Elles vous diront que le shopping est une source de plaisir, aller dans un magasin, toucher toutes ces belles étoffes chatoyantes, essayer d’innombrables paires de chaussures les fait se sentir belles et même … désirables ! Il y en a d’autres qui diront même que le shopping est une source d’apaisement pour elles. Eh oui, vous avez bien lu, apaisement !! Stressées par une vie de famille et professionnelle trop remplie, le shopping leur permet de se détendre, de penser à autre chose, et d’être chouchoutées. Car il est de notoriété publique que les vendeuses des magasins féminins sont très flatteuses. Il n’est pas rare qu’elles se voient demander leur avis, alors pour ne pas contrarier la cliente, elles ne donneront jamais un avis négatif, qui non seulement fera hésiter la cliente quant à l’utilité de son achat, mais fera aussi baisser le chiffre d’affaires du magasin. Alors, elle achète encore et toujours.

Les livres ‘Confessions d’une accro du shopping’ et ‘Le Diable s’habille en Prada’, connus de toutes les fashionistas, mettent le doigt sur le problème, mais de façons différentes, l’une plus intéressante que l’autre. Dans le premier, nous avons Becky Bloomwood, une serial acheteuse, dont le shopping est l’essence même de sa vie. Quand elle n’achète pas, tout va mal. Sa dépendance est telle que pour justifier un achat, elle se met à se poser des questions du genre « en ai – je réellement besoin, est – ce vraiment utile » auxquelles elle répond presque toujours par l’affirmative pour justifier ses achats inconsidérés. Etant connue de tous comme une accro du shopping, les interrogations fusent quand elle ne rentre pas les bras chargés de paquets de toutes sortes. Dans le deuxième ouvrage ‘Le Diable s’habille en Prada’, lui aussi adapté au cinéma, nous avons Miranda Priestly (que certains considèrent comme la parfaite caricature de Anna Wintour), grande prêtresse de la mode, qui gère d’une main de maître Runway, le magazine dont elle rédactrice en chef. Dans ce monde impitoyable qu’est celui de la mode, tout doit être parfait pour vendre du rêve aux lectrices et consommatrices.

Au vu de toutes ces explicatifs, nous pouvons donc dire que les femmes sont assurément accros au shopping, mais elles ne l’avoueront jamais. Car qui dit dépendance au shopping, dit aussi achats compulsifs et aussi frivolité. Car pour la grande majorité des gens, la consommation effrénée relève de la frivolité, car acheter pour le plaisir d’acheter est une pathologie. Acheter une montre ou un manteau de marque pour son bon plaisir ? Connaît pas !! Et ils pointeront toujours du doigt les autres (surtout les femmes) qui s’en donnent à cœur joie, qui toute à leur passion, ne se rendent pas compte qu’elles ont franchi de loin la frontière entre passion et pathologie. Si on se laisse à généraliser, l’acheteuse compulsive est le plus souvent une férue de grandes enseignes, et au détour de cartes de fidélité, rabais occasionnels, codes promo, trouve toujours une excuse pour justifier ses achats.

Pour conclure, nous dirons que tant que cette addiction n’affecte pas trop le budget, et qu’elle est effectuée pour faire plaisir au conjoint et/ou époux à qui les achats sont destinés même indirectement, il n’y a pas de quoi être alarmé. Mais quand l’amour du shopping nous entraîne un cercle vicieux des crédits et emprunts à plus ou moins long terme, alors il y aura lieu de s’alarmer. Be careful ladies !
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