NB : je tiens à préciser chers lecteurs de ma « petite bulle », que cet article n’est pas de moi … C’est une traduction de l’article Coding Simplicity: How to Avoid Feature Creep in Your Life de Léo Babauta. 
C’est donc lui qui s’exprime dans le “je” de cet article !
Il y a un concept en programmation qui s’appelle « la surcharge fonctionnelle » ─ quand un développeur de logiciel ajoute continuellement de nouvelles options parce que « ça serait pas mal, non » et « pourquoi pas » et « c’est trop cool » et « certains utilisateurs l’ont demandé ».
Le résultat final est souvent un programme surgonflé qui essaye de tout faire mais finit par ne pas être bon dans tout ce qu’il fait ─ et qui monopolise vos ressources système, bugge, et a une interface compliquée.
La surcharge fonctionnelle est une mauvaise chose en programmation, mais c’est aussi une mauvaise chose dans nos vies.
Nous avons tous une surcharge fonctionnelle dans nos vies. C’est un aspect de notre monde moderne.
Pensez à ce que la vie était il y a seulement 20 ans ─ personne n’utilisait Internet (globalement), nous n’avions pas de messagerie instantanée, de Twitter, de blogs, ou n’importe laquelle des autres complications que nous avons aujourd’hui. Et il y a 50 ans, personne n’avait d’ordinateur, de numéro d’abonné, de télé câblée, de fax, de machines à laver, de lecteurs CD. Revenez 100 ans en arrière, mille ans, puis dix-mille ans, et vous verrez combien de fonctionnalités ont été ajoutées dans nos vies.
Pensez à ce que vous aviez en vous lançant dans la vie adulte : vous n’aviez probablement presque rien, y compris aucune dette (jusqu’à votre première carte de crédit étudiant, un prêt automobile et peut-être un prêt étudiant), pas de meubles, pas de maison pleine de trucs, pas de longue liste de choses à faire. Maintenant, cela peut ne pas sembler être la vie idéale (vous n’aviez peut-être également aucun moyen de faire ce que vouliez, pas de carrière solide, pas de compétences) mais vous aviez une ardoise vierge. Ne pas avoir de fonctionnalités était une mauvaise chose, mais il n’y avait pas de surcharge non plus.
Certains d’entre vous sont peut-être encore à ce point ─ alors prenez ceci comme une mise en garde.
Ceux d’entre vous qui ont passé ce point depuis 10 ou 20 ans savent que la vie n’est plus si simple ─ du moins pas pour la plupart d’entre nous. La vie tend à ajouter des fonctionnalités avec le temps, et avec leur apparition sur le marché.
Nous avons tous Internet aujourd’hui et les technologies mentionnées plus haut, mais ce n’est pas tout. Il y a les dettes et toutes sortes de paiement en attente. Il y a les enfants et toutes les choses qui vont avec (un étalage incroyable de fonctionnalités, bonnes ou mauvaises). Il y a plus de responsabilités et d’engagements, et un emploi du temps plus chargé.
Nous ne nous ennuyons pas, et nous avons plus de moyens, et une carrière, ou presque. Mais ces fonctionnalités amènent plus encore : des fardeaux, un emploi du temps surchargé, et des conflits qui peuvent mener au crash. Des maux de tête dont nous nous passerions.
La solution à cette surcharge fonctionnelle dans nos vies :
  1. Partez d’une page blanche.
  2. N’ajoutez que les fonctionnalités que vous utilisez et aimez vraiment.
  3. Mettez lentement en œuvre cette réduction dans la programmation de votre vie.
  4. Évitez toute surcharge future.
Jetons un œil à ces étapes.

Étape 1. Partez d’une page blanche.

Je ne dis pas que vous devriez abandonnez votre maison, vos voitures, votre famille et votre travail et que vous devriez aller vivre dans une cave. Je dis, prenez une nouvelle feuille de papier (ou une page de traitement de texte vide ─ mais n’utilisez PAS Microsoft Word) et réagencez votre vie. En partant d’un canevas vierge.
Imaginez que votre vie est vide. Nous allons être plus audacieux que Microsoft et Adobe et faire ce qu’ils doivent faire : abandonner un logiciel qui est devenu surgonflé au fil de deux dernières décennies de surcharge fonctionnelle, et recommencer notre programmation de zéro.
Vous devriez aussi faire une liste de tout ce que vous avez dans votre vie aujourd’hui : travail, engagements, objectifs, activités, groupes, loisirs, réunions, relations, technologie, possessions. Tout ce qui peut occuper votre temps, votre espace et votre énergie mentale. Voilà les choses à mettre sur la table. Elles seront jetées si elles ne survivent pas au prochain paragraphe.

Étape 2. N’ajoutez que les fonctionnalités que vous utilisez et aimez vraiment.

Que voulez-vous dans votre vie ? Concentrez-vous sur moins de fonctionnalités mieux exploitées.
Quelle est votre vie rêvée ? Votre journée rêvée ? Que voulez-vous faire, côté travail, loisirs et amour ?
Regardez la liste que vous avez faite au premier paragraphe ─ que voulez-vous garder ? Ne les gardez pas parce qu’elles sont sympas, ou parce qu’elles ont une valeur sentimentale. Gardez-les parce qu’elles sont un aspect de la vie que vous voulez.
Prenez seulement quelques-unes d’entre elles. Cela vous permettra d’avoir l’espace ─ physique comme temporel ─ de vraiment en profiter, de les faire bien.

Étape 3. Mettez lentement en œuvre cette réduction dans la programmation de votre vie.

Vous ne pouvez probablement pas simplement jeter votre ancienne vie et mettre en place la nouvelle vie retravaillée. Malheureusement. Cela prend du temps de sortir de ses engagements, de faire les grands changements qui sont nécessaires pour atteindre cette nouvelle vie.
Mais cela peut être fait, lentement, graduellement, au fil du temps. Pas en une nuit.
Vous pouvez faire quelques trucs dès maintenant : parcourez votre maison et jetez les choses dont vous ne voulez plus. Vous avez le contrôle sur ça. Vous pouvez aussi appeler ou écrire à des gens pour sortir de vos engagements, de vos projets, réunions, travaux dont vous ne voulez pas et n’avez pas nécessairement besoin pour l’instant.
D’autres choses peuvent être faites dans les prochaines semaines. Trouvez lentement des façons de sortir des gros engagements. Laissez les autres s’effaceront d’eux-mêmes.
Cependant les autres vont prendre plus de temps : changer de maison, de travail, se débarrasser d’une voiture, déménager, sortir de l’endettement. J’ai fait tout ça, mais ce n’est pas arrivé immédiatement. Ca nécessite de faire un éventuel changement, d’être ouvert aux opportunités quand elles se présentent, et d’avoir envie de mettre en œuvre ce changement.

Étape 4. Évitez toute surcharge future.

Disons que vous simplifiez ces fonctionnalités dans votre vie ces prochaines semaines, et que du coup vous avez une vie faite de fonctionnalités moins nombreuses mais meilleures. Qu’est-ce qui pourrait empêcher la surcharge fonctionnelle de s’insinuer à nouveau ?
Rien sinon votre attention et votre vigilance constantes.
Être conscient de cette surcharge fonctionnelle est vraiment la seule façon de la combattre. Souvent ces fonctionnalités entrent dans nos vies sans vraiment y penser ─ on achète de nouvelles choses, on accepte de nouveaux projets, on commence à utiliser une nouvelle technologie, une petite chose à la fois. Mais si on se questionne sur tout, et qu’on est conscient de ce que l’on ajoute et des choses dans leur ensemble, nous pouvons dire non.
La vigilance constante, c’est simplement dire non si ce n’est pas une fonctionnalité dont vous avez absolument besoin. Testez de nouvelles fonctionnalités, et rejetez tout ce qui n’est pas parfait. Et quand vous en ajoutez de nouvelles, envisagez de retirer les anciennes.
Répétez ce processus tous les quelques mois pour voir si vous avez besoin d’éliminer de la programmation qui n’est pas nécessaire dans votre vie. 
Bonne lecture (au nom de Léo Babauta)
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