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Gayedelle : entre sénégalité et ouverture sur le monde

Ma petite bulle, de par ma plume assez fouineuse et curieuse, est tout le temps à la recherche de nouveaux sujets sur lesquels blogger, de façon à pouvoir partager mes nouvelles trouvailles artistiques, littéraires, musicales, ou encore tout simplement ce que j’ai dans la tête …

Merci à tous ceux qui me lisent et apprécient mes posts. C’est fort encourageant 😉

The best is yet to come !

Ma petite bulle est aussi fashion … Elle s’intéresse de près à la mode, et quand celle – ci est éclectique et marie harmonieusement africanité et ouverture sur le monde contemporain, je ne peux qu’apprécier !

ImageLa personne qui fait de cette dualité sa marque de fabrique est Dior Lô Gayedelle. Gayedelle … L’appellation dénote, étonne et renvoie automatiquement à son Sénégal natal … Elle a donné le nom de Gayedelle à sa dernière collection, car comme nous le dit – elle, « Gayedelle vient de « SIRE KHOUDIA COUMBA GAYEDELLE » et c’est une manière de glorifier mes origines et célébrer ma culture ».

Dior Lô a lancé sa marque sous le titre très accrocheur de Les Branchés. Les Branchés, à savoir oser un nouveau style, fait de couleurs, de matières, de formes et de styles tous plus variés les uns que les autres. 

Dior Lô Gayedelle est une jeune femme Sénégalaise bon teint, établie au pays de l’Oncle Sam, la trentaine bien entamée, car comme le dit l’adage, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » …

ImageDonc, c’est en autodidacte qu’elle a décidé de créer sa marque. Aidée en cela par ses proches, notamment ses amies qui lui servent à l’occasion de modèles, Dior entend faire de Les Branchés une marque qui compte … Si ce n’est pas déjà le cas !

Et c’est de bonne grâce qu’elle a accepté de se prêter au jeu de questions – réponses qui va suivre …

Bonjour Dior. Peux – tu te présenter aux lecteurs de ma petite bulle? 

Je suis Dior Lo, créatrice de mode, fashion styliste, Makeup pro et photographe.

 

Raconte – nous un peu … Quel rapport entretiens – tu avec la mode, au point d’avoir décidé de créer ta marque ?

J’ai toujours baigné dans l’univers de la mode, car ma mère est styliste … Elle a toujours eu son studio de design /atelier. Et c’est ainsi qu’après l’école, j’étais toujours là-bas a jouer avec les chutes de tissus. Mon arrière- grand mère faisait des patchworks dans son petit coin comme passe temps. Chez moi il y’avait toujours quelque chose à faire, jamais le temps de s’ennuyer. Si ce n’était le design ou la décoration, ou encore la peinture, on essayait toutes de créer d’autres choses. Et j’adorais expérimenter les matières, me faire des poupées …

Donc en grandissant cette passion pour la mode s’est davantage ancrée en moi, en me motivant à créer, innover, inventer des pièces qui me sont propres.  Mes premières influences en photo ont eu lieu avec mon père. C’est en dernière année de design que j’ai ajouté la photographie comme major.

Apres le bac, je devais suivre des études poussées, et je voulais être juriste (suivre des cours en «  Entertainment Law ».  Ce que j’ai suivi pendant 2ans mais mon cote « artsy » a pris le dessus, donc j’ai changé de filière pour suivre des études en « FASHION DESIGN AND MERCHANDISING »  que j’ai terminé avant de créer Les Branchés en 2006.

 

Pourquoi avoir choisi le nom Les Branchés ? 

ImageAu début, je voulais « TRENDY » qui veut aussi dire  » branché » mais quand j’ai voulu l’enregistrer, ça existait déjà. Donc, il fallait que je trouve un nom que j’aimais comme celui – ci. Je réfléchissais aux possibilités alors j’ai choisi Les Branchés, d’autant plus que ceux qui me connaissent depuis mon enfance me disaient tout le temps que j’étais branchée …

 

D’où te vient l’inspiration ? Surtout pour les accessoires, dont le mélange entre tradition et modernité est une pure merveille …

Je suis inspirée pas tout ce qui m’entoure, ma famille, mes origines, mes voyages, mes rencontres mais surtout j’aime faire des recherches pour corroborer mes créations.

Par exemple, le nom de ma dernière collection GAYEDELLE vient de « SIRE KHOUDIA COUMBA GAYEDELLE », juste une simple manière de glorifier mes origines et célébrer ma culture.

Pour mes design, je ne fais pas juste des accessoires. J’ai décidé en 2009 de mettre sur le marché un produit accessible a tous (j’ai aussi fait de la joaillerie pendant presque 7 ans. Raison pour laquelle on retrouve ces traces de bijoux, c’est un peu « glitsy » comme un joyau) …  

Un produit qui est UNIQUE, fait a la main par moi mm (pas une tierce personne) avec des matières qui viennent  d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Je voyage beaucoup donc partout où je passe, je suis toujours a la recherche de pierres, perles, tissus …Image

Je voulais faire un mariage de culture tout en mettant en avant l’Afrique ( les wax, les cauris. C’est cette touche que j’appelée AFROCHIC (Afrique à la base mais aussi chic, unique, éclectique, moderne, ouverte…une Afrique Nouvelle et prospère).

C’est avec passion et amour que je réalise toute mes créations. Quand je travaille je n’aime pas être dérangée et même m’arrêter et je perds complètement la notion du temps qu’il fait. « It make me happy and smile at the same time » Chaque pièce que je travaille est unique.

 

Quelle est la courbe d’évolution de la marque ? Comment vois – tu l’avenir de Les Branchés dans le milieu de la mode ?

Il faut dire que les Branchés, ce n’est pas simplement une marque, mais aussi une boite qui gère tout ce qui tourne autour de la mode. Tout ce qui est Image consulting, Fashion Styling, Design, beauty, Création de Concept, Artistes développent … Je travaille aussi avec  différentes maisons de disque pour le développement et la création de l’image de nouveaux artistes, l’exécution des séances de photoshoots pour les campagnes pubs ou promo photos etc  Donc je n’ai jamais un moment de m’ennuyer. Et j’adore créer le look des news artistes qui viennent d’être signés. Ils ont déjà un talent, mais ma tâche consiste à les métamorphoser pour qu’ils s’identifient a leur cible, mais qu’ils collent bien avec leur genre/style de music et finalement bien vendre le produit …

Pour moi ils sont un produit et c’est mon boulot de travailler l’image pour faciliter la vente ou simplement mettre en avant  le « sex appeal » …

Pour ce qui concerne l’avenir de Les Branches je dirai tout simplement «  Be on the lookout » !

On bosse en ce moment sur des choses « amazing & exciting » et je préfère montrer plutôt que faire des prédictions !  Mais le future sera fantastique inshallah 🙂

 

Dans la présentation de tes modèles, plusieurs types de femmes sont représentés, morphologiquement parlant. Quel message souhaites – tu véhiculer ?

La diversité, l’estime de soi, Je dirai s’aimer telle qu’on est : grande, petite, ronde ou pas, claire ou foncée.  La beauté est quelque chose de relatif. Tout le monde à sa propre notion de la beauté. Cela ne veut pas dire qu’on est belle que lorsqu’on est clair ou mince. Moi je dis « BE BEAUTIFUL FROM THE INSIDE OUT » !

 

A quelle (s) adresse (s) peut – on te joindre pour se procurer les articles de Les Branchés ?

http://www.lesbranches.com , Facebook LES BRANCHES, Twitter LESBRANCHESTYLE, Instagram LESBRANCHESTYLE,  Tumblr, Pinterest, Youtube LESBRANCHESTYLE.

 

Un dernier mot à nos lecteurs …

La vie reste une succession de défis et il nous reste deux possibilités : les affronter sans aucune garantie d’y arriver, ou passer à côté en se demandant si on fait le bon choix. Donc si vous avez un rêve, n’hésitez pas à y aller et foncer pour le réaliser …

Tout est possible !

 Merci du soutien, merci à tous ! Love always. 

 

Bonne lecture !

 

NFK

Publié dans Ils ont dit

Le printemps de la liberté – vers

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Au détour de mes pérégrinations livresques (les néologismes et moi, c’est une longue histoire), j’ai découvert un auteur ivoirien, Nangala Camara …

Son livre le Printemps de la liberté, est le premier que je lis et assurément pas le dernier ! Je n’en ai pas encore terminé la lecture, mais au détour des pages, un poème d’une rare finesse et justesse a captivé mon attention.

Et j’ai décidé de le partager …

Auteur ivoirien, il a ce style qui me charme, et me conforte encore plus dans mon choix de m’intéresser de plus près à la littérature africaine.

Voici un extrait de ces vers :

Ma vie est ruban safran du soir
Qui s’enroule autour de la voûte céleste
Ma vie est sauce qui refroidit au coin du feu

En dormance sous les cendres
Ma vie est immense déploiement
D’aigles blessés en convoi
Qui louvoient vers la terre

Je n’ai jamais su danser
Pourtant danse en moi
Une danse étrange

Je danse la danse des rebelles
Je danse la danse des martyrs
Ombres chinoises sur dentelles de sang

Je n’ai jamais su rêver
Pourtant hante mes nuits
Une vision étrange
Mon poing tout petit
Dans le vôtre gigantesque

Je n’ai jamais flirté avec le diable
Pourtant bouillonne en moi
Un fluide mystérieux, mystique
Comme l’écharde dans la plaie

Je porte en mon tréfonds
Une meurtrissure, une césure

Je porte au plus profond de mes entrailles
Une entaille sans commune mesure
Je suis plaie palpitante
Mal cicatrisée
Qui bat au rythme des souffrances
De mon PEUPLE

Bonne lecture (en attendant le post sur le livre dès que j’en aurai terminé la lecture)

Love

NFKei

Publié dans Ils ont dit

Pourquoi j’y crois …

imageJ’ai déjà fait la tracklist de l’album Ma Révolution de Awadi (que vous pourrez lire juste ici https://cequejaidanslatete.wordpress.com/2013/02/04/awadi-notre-revolution/), mais au fur et a mesure que j’écoute ce petit bijou musical, je l’apprécie de plus en plus grandement …

La chanson intitulée Pourquoi j’y crois est de loin l’une de mes préférées, en raison du message fort qu’elle renferme, mais aussi à cause des paroles pleines de sens qui aident à véhiculer ledit message …

En voici quelques extraits :

Pourquoi j’y crois et que j’insiste

Pourquoi j’y crois

Avant, c’était la Rhodésie

Un peu plus tard, Bob (Marley) chantait Zimbabwé

Je suis allé dans la Tunisie

Un immolé a pu les libérer

Pourquoi j’y crois

Je suis allé dans le Dahomey

Un peu plus tard, c’était devenu le Bénin

La liberté, c’était le rêve des illuminés

Et puis le rêve vit le jour, c’était dans nos mains

Au Sénégal, j’ai vu le changement

Tout le peuple dans la rue, et les garnements

C’était fort, ces images d’un peuple solidaire, déterminé, rien à foutre des paramilitaires

J’y crois plus que jamais

African people, geumeul dinaa meussa bakh

J’ai vu chez moi le chanteur presqu’illettré

Parler français, anglais, Ministre et PDG

Ce continent, c’est un scandale de richesse (s)

Sans oublier l’énergie de la jeunesse

Cherche tes ailes et toi aussi, tu pourras voler

Une pépite d’or cette chanson !!

Bonne lecture !

Love ❤

NFK

Publié dans Music

Ma playlist

Je sais, je l’ai dit, redit et répété tellement de fois que plus personne ne me croit à présent : je vais supprimer le surplus de chansons que j’ai dans mon téléphone !! Je n’y arrive pas, pour la bonne et simple raison que je les écoute toutes, et aussi cela me permet d’en choisir une dizaine, qui constitueront ma playlist chaque semaine. A chaque fois que je choisis des chansons au hasard, je m’étonne d’avoir certains morceaux dans mon téléphone et me félicite de ne pas les avoir supprimés avant 😉

Alors, voici les chansons qui constituent ma playlist de la semaine (et des semaines à venir, si je n’ai pas trop la flemme d’en changer).

Image* Ndèye Marie Ndiaye Gawlo – Alal : étant une grande fan de musique traditionnelle, vintage ou ce que vous voulez, je me dis tout le temps que celle – ci est « morte » et que par conséquent, les chanteurs ne créent plus …

Ndèye Marie Ndiaye Gawlo est l’une des rares chanteuses dont j’écoute les chansons, dans le registre de la musique traditionnelle sénégalaise s’entend … Elle avait un timbre de voix à nul autre pareil et ses chansons étaient toujours bourrées d’enseignements !

Alal (la fortune) parle de la fortune, de l’argent, de la richesse, des possessions matérielles qui peuvent séparer plus qu’ils n’unissent …

Chapeau l’artiste et que la terre te soit légère !

Le lien Youtube du clip : http://www.youtube.com/watch?v=cFDBqPI67oA

 

Image* Didier Awadi feat. Babany Koné, Tata Pound et Noumoukounda Cissokho – On n’a plus le choix : on n’a plus le choix, Modibo nous met d’accord !

Cette chanson a une double portée selon moi : chanter les louanges de Modibo Keïta, grand chantre de la lutte anti – impérialiste, pionnier du non – alignement et père de l’indépendance du Mali, mais aussi faire prendre conscience à tout Africain digne de ce nom que nous n’avons plus le choix et que l’avenir de l’Afrique se construit … maintenant !

Pour regarder le clip, c’est par là : http://www.youtube.com/watch?v=D9BdBeGDC3g

 

Image* Alpha Blondy – France A Fric : l’intitulé de la chanson est quant à lui – même, assez explicite … La France A Fric, autrement dit la France qui vient tirer son fric dans ses anciennes colonies situées en Afrique.

Le « vieux » crooner ne faillit pas à la ligne de conduite qui a fait son succès des décennies durant, à savoir la dénonciation, l’indignation, Le refrain est un pur ravissement : Fric, fric, fric, fric / C’est tintin au Congo / La magouille à gogo !

La chanson est par ici : http://www.youtube.com/watch?v=hLDjMal2CzA

 

Image* Issa Sanogo – Farafina : Issa Sanogo est l’une des plus belles voix, mais aussi l’une des plus anciennes, de la musique ivoirienne. Ancienne parce qu’il a commencé tôt, vers l’âge de 9 ans, il s’est surtout fait connaître pour son album Gban gban et a depuis, connu des problèmes surtout liés aux stupéfiants …

Ayant collaboré à l’album Ma Révolution de Didier Awadi dans l’excellent titre Tékéré que j’adore (dont j’ai parlé ici « https://cequejaidanslatete.wordpress.com/2013/02/04>), Issa Sanogo est un artiste pétri de talent que l’on doit aider. Ce titre, Farafina, est un morceau de reggae dans lequel il chante en mandingue …

A écouter ici :

 

Image* Eedris Abdul Kareem – Jagga jagga : cette chanson fait partie de l’album Jaga Jaga du rappeur nigerian Eedris Abdul Kareem, sorti en 2006.

Cette chanson qui dénonce les maux dont souffre la société nigeriane d’alors (et d’aujourd’hui?) n’est pas des plus tendres : corruption, souffrance (s) des populations, mal gouvernance, rien n’est laissé au hasard dans ce pamphlet des plus rudes …

Ce qui vaudra au rappeur d’alors menaces et persécutions de la part du gouvernement de Mr Obasanjo, qui était au pouvoir à l’époque.

A écouter ici :

 

Image* Etoile de Dakar – Doom Su Naré Bakh : l’Etoile de Dakar est le groupe originel formé par Youssou Ndour dans les années 1980, et dont l’éclosion a formé le Super Etoile que tout le monde connaît. Personnellement, je préfère cette époque, en raison du métissage qui existait dans leur musique.

Cette chanson Doom su naré baakh en est la parfaite illustration. Signifiant littéralement si l’enfant veut devenir bon, cette chanson fait l’apologie de l’enfant qui respecte et obéit à ses parents. La voix de Ouzin NDiaye est un délice pour les oreilles !

A écouter juste là : http://www.youtube.com/watch?v=NggEsxgU6a0

 

Image* Cheikh Lô – Doxandeme : j’adore la musique de tonton Cheikh Lô !!! 

Musicien accompli, artiste émérite, il parcourt l’Afrique et le monde avec sa musique tant belle que porteuse de messages. Son style hétéroclite fait de drealocks et de la tunique traditionnelle des Baye Fall fait son originalité et fait que sa musique est appréciée de par le monde …

Cette chanson Doxandeme parle de tous ceux qui roulent leur bosse, qui galèrent, et ont du mal à joindre les deux bouts … Sublime !

Juste là : http://www.youtube.com/watch?v=2q2yax3Q7vo

Bonne lecture (écoute et visionnage)

Love ❤

NFKei

Publié dans Bouquinage

Lu et plus qu’approuvé : Redécouvrir Sankara, martyr de la liberté …

ImageEn parcourant les archives du blog, je me rends compte que je n’ai pas écrit de post concernant un livre que j’ai lu, relu et relu sous toutes les coutures, non seulement en raison du « personnage » qui est au centre de cet ouvrage, mais aussi des idées, concepts et réalisations que renferment cette précieuse relique …

Je veux bien évidemment parler du livre Redécouvrir Sankara, Martyr de la Liberté, coordonné par Mr Ndongo Samba Sylla.

Ecrire un post sur Sankara peut paraître fort prétentieux et quelque peu « effronté » de ma part …

Car, étant une jeune fille née dans les années 1980, à ma naissance, il n’était déjà plus de ce monde … Je n’ai donc pas été témoin des hauts faits « d’armes » de celui qui a fait de la révolution un art de vivre, d’être et de paraître …

Cette révolution, initiée le 04 Août 1983 mettra en place des Comités de Défense de la Révolution, qui abriteront en leur sein des militants qui ont non seulement adhéré aux idées du Capitaine Sankara, mais mais oeuvreront pour une large part à les divulguer, les diffuser, afin de faire du Burkina Faso un pays (plus qu’) émergent …

Ce livre se lit et doit se lire comme un livre d’histoire, et non pas comme un roman qu’on parcourt et dont on aura oublié la quintessence quelque temps après … J’en ai fait une lecture minutieuse, laborieuse, mais aussi attentive, en prenant des notes, en relevant les passages qui me semblaient importants, mais surtout enrichissants …

Comme l’a expliqué Ndongo Samba Sylla, le coordonnateur et initiateur du projet, ce livre se veut un re – traceur de la vie et de l’oeuvre de Sankara, parti trop tôt …

Les jeunes de ma génération se doivent de « connaître » un homme comme Sankara, car comme je le dis souvent « les repères dont nous avons besoin pour nous mouvoir dans ce monde de brutes sont à chercher en Afrique » … Et Sankara est assurément un modèle ! A ma (jeune) connaissance, jamais aucun dirigeant (africain) n’aura été aussi pertinent, aussi désintéressé, autant proche de son peuple que Noël Isidore Thomas Sankara ! Jusqu’à sa disparition, la défense du peuple voltaïque comme il aimait à le répéter aura été son seul viatique …

Comme mentionné à l’entame de ce post, je n’ai pas été témoin de l’épopée de Sankara. Par conséquent, le peu que je sais de lui je l’ai entendu, visionné et surtout … lu.

A cet effet, le site www.thomassankara.net est un excellent portail d’informations sur la vie et le combat de Sankara. J’y ai beaucoup appris !

L’articulation du plan révolutionnaire de Sankara n’aura occulté aucun aspect et nous montre à quel point celui – ci était en avance sur son temps et sur l’histoire :  

– la condition des femmes et leur implication dans la cité

– la promotion de la culture comme vitrine d’une nation

– l’avènement de l’entrepreunariat

– la mise sur pied de structures de santé décentralisées et fonctionnelles

– l’autosuffisance alimentaire au moyen d’une agriculture digne de ce nom

–  une plus grande rigueur dans la gestion de l’appareil étatique

– l’école pour tous et toutes (surtout l’alphabétisation en masse des filles

– la fin de l’asservissement de la République Voltaïque, et de l’Afrique toute entière, face à la puissance colonisatrice qu’est la France

En raison de toutes ces idées révolutionnaires, mais surtout audacieuses, Thomas Sankara constitua un homme en avance sur son temps, le tout combiné à un verbe, une verve et un courage sans commune mesure !

Un homme comme ça ne pouvait être laissé en vie ! On l’a certes « supprimé », mais sa révolution, elle, n’a pris aucune ride 30 ans après …

La patrie ou la mort … Nous vaincrons

Bonne lecture !

NFK

Publié dans Réflexion

La génération Y …

smiley

Wikipedia définit le terme « Génération Y » comme étant la génération  sociologique des personnes nées entre les années 1980 et 1995.

L’origine de leur  nom a plusieurs attributions.

Pour les uns, il s’agit du Y que trace leur  baladeur sur leur torse, pour d’autres ce nom vient de la génération précédente,  appelée génération X. Pour d’autres encore, il vient de la phonétique anglaise  de l’expression Y (Why ?), signifiant pourquoi.

Les Américains utilisent  également l’expression « Digital Natives » ou « Net Generation » pour  s’appesantir sur le fait que ces enfants / adolescents ont grandi au moment où  l’ordinateur personnel, le jeu vidéo et l’Internet sont devenus de plus en plus  importants et accessibles.

Ce qui est intéressant et mérite que l’on s’y  attarde dans la définition de cette génération est qu’elle renferme en elle-même  une question : Why? (pourquoi en anglais). Ce pourquoi renferme bien des  incompréhensions et amalgames que nous tenterons de cerner dans ce billet. Ce  sujet me préoccupe d’autant plus que je fais partie intégrante de la génération  Y (car étant née dans les années 80), de plus, mes semblables ont parfois des  agissements et posent des actes qui me laissent pantoise et me poussent à me  demander pourquoi.

Décryptage de quelques-uns qui nous  caractérisent :

– Pourquoi sommes – nous toujours en conflit avec nos  parents ? Pourquoi nous sentons-nous incompris, rejetés ? Car il n’est pas rare  de voir un adolescent qui tient tête à ses parents, car il se dit que personne  ne le comprend, et c’est la raison pour laquelle il se rebelle, et fait tout  pour attirer l’attention de ceux qui l’entourent.

– Au-delà du nombre  incalculables d’heures que l’on passe tous sur les réseaux sociaux, dont  Facebook ou Twitter, du monde virtuel dans lequel nous nous enfermons pour « exister », pour paraître in aux yeux de nos congénères.

– Quand nous  sortons, l’alcool coule à flot, la cigarette est devenue monnaie courante chez  les filles (le plus grave) comme chez les garçons, le m’as tu vu est devenu la  nouvelle way of life.

Encore une fois, je ne voudrais faire la morale à  personne, car n’étant pas « blanche comme neige », mais je trouve que certains  comportements ne nous honorent nullement, à la limite ils sont le reflet de  notre ignorance – je dis bien « notre » –, car si nous aspirons à devenir des  personnes respectables demain, certains comportement sont à éviter.

Just  sayin’ !

Bonne lecture !

NFK