Au détour des discussions (tardives je l’avoue, étant donné mon insomnie connue et reconnue de tous) que j’ai souvent avec des amis, des connaissances ou des personnes qui lisent ce blog, la même phrase revient souvent : « tu es toujours souriante, tu devrais nous/me contaminer avec ta bonne humeur ».

biscuit_sourire_largeAlors, je souris, j’acquiesce, je confirme …

Il est vrai que je donne parfois l’impression d’être née avec un sourire plaqué sur la bouche. J’aime me donner l’image d’un bébé couvert de liquide amniotique, qui, au lieu de pleurer et de gigoter dans tous les sens, sourit, babille et annonce d’une manière bruyamment joyeuse sa venue au monde …

D’aussi loin que remontent mes souvenirs, j’ai toujours aimé communiquer ma joie. Sur toutes les photos que je retrouve de moi enfant, ce qu’on voit en premier lieu, ce sont mes quenottes d’un blanc laiteux que j’exhibais fièrement. C’est vous dire que l’étiquette de Ndèye Fatou – la joie ne date pas d’aujourd’hui.

Mon père me taquine souvent en me disant que même si on m’annonce une mauvaise nouvelle, je souris d’abord avant de me rendre compte de la gravité de la situation. Et c’est vrai. Je souris avant de réprimer l’étirement de mes lèvres, et me rappeler que mon sourire si prompt à se montrer n’a pas sa place.

J’ai grandi avec cette joie comme bouclier et rempart contre les vicissitudes de l’existence. Une mauvaise note ? Je pars d’un grand éclat de rire, et d’un revers de main, je balaie cet incident en me disant que demain tout sera arrangé. Une petite contrariété ? Idem.

artfichier_752626_3704608_201405014154940Dans mon imaginaire, j’y ai une petite (ou grande, c’est selon) pièce dans laquelle j’emmagasine tout ce qui me fatigue, m’énerve, et peut être sujet à un mécontentement. Je peux être amenée à piquer des colères, étant humaine et ayant mes limites ; mais j’aime enfermer à double tour mes instants « off » pour avancer dans cette jungle qu’est l’existence. Et comme le dit l’adage, « Pourquoi prendre la vie au sérieux, on n’en sort pas vivant ! »

Ni vous qui êtes en train de lire ce post, ni moi qui le rédige à O1 :57 du matin (alors que je devrais aller dormir), ne sortirons vivants de l’existence, alors à quoi bon se torturer avec des soucis ?

Facile à dire me direz – vous. Je vous l’accorde entièrement. Car face à certaines difficultés auxquelles on est obligé de faire face, il n’est pas aisé de faire abstraction en se disant que tout ira bien.

Parfois, j’ai l’impression que rien ne va, que ma vie est au ralenti, que quoi que je fasse, je suis condamnée à échouer et ne pas me sortir de ce marasme dans lequel je m’enfonce lentement. Alors, je vide le trop plein de questions existentielles qui sont dans ma pièce secrète logée dans mon cerveau et je griffonne tout ce qui est dans ma tête. Ce que j’ai dans la tête est là pour ça non ? Lol !

Dans un coin de ma tête, les pensées négatives s’entrechoquent, se chevauchent, se disputent la sortie, et quand je sens que ces céphalées et autres migraines sont dues à mes soucis du moment, je couche sur le papier ou à travers un écran ce qui me torture, et si rien n’est arrangé, j’essaie de dormir. Et 24H plus tard, un large sourire plaqué sur les lèvres, la vie reprend ses droits.

gazette-sos-stress-decembre-2015-L-jO3KuHEssayez, ça marche à tous les coups !

Aménagez un coin bien douillet dans votre tête, envoyez – y tour à tour idées noires, pensées destructrices, et surtout mettez – y du vôtre. Car sans réel effort de votre part, ça ne marchera pas !

Et surtout dites m’en des nouvelles !

Merci de partager avec moi ce que j’ai dans la tête 😉

Bonne lecture (et bon voyage dans votre subconscient)

NFK

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