Les réseaux sociaux regorgent de pépites … Parmi elles, ce texte que l’on m’a fait lire et que j’ai eu envie de partager après l’avoir parcouru. Ne connaissant pas son auteur (car il n’était pas mentionné), j’ai pris la liberté de le retranscrire ici.

Si jamais son auteur (e) passe par ici, il/elle pourra se signaler …

reussiteFaut – il être méchant pour réussir?

Non, il vaut mieux avoir du talent. Et pour réussir à grande, à très grande échelle, il faut même le talent d’inspirer les autres, de leur donner du souffle, de l’envie, de la liberté, des idées – ce qui n’est pas loin de s’appeler gentillesse. Evidemment, la gentillesse a mauvaise presse. On la soupçonne de niaiserie ou de sensiblerie – « Il est gentil, un peu trop peut – être … » -, tandis qu’on prête volontiers toutes les vertus à la méchanceté. On imagine le méchant stratège, calculateur, fort. On le voit en killer d’entreprise, en animal politique à la peau dure, et on répète à l’envi la phrase de Gide : « On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments. » 

C’est dire à quel point, dans tous les champs de la réussite occidentale, la méchanceté est valorisée au détriment d’une gentillesse qui fait un peu pitié. C’est oublier la valeur aristocratique de la gentillesse : tout le monde ne peut pas se permettre de réussir en se comportant bien; de chercher à retrouver le geste du gentilhomme plus que celui du simple conquérant. Pour réussir, il ne faut pas chercher à passer devant les autres mais à se dépasser soi – même. Vouloir écraser les autres, c’est obéir à la pulsion. Réussir vraiment, c’est sublimet la pulsion refoulée. Ne confondons pas la méchanceté avec la sublimation de l’agressivité naturelle.

L’agressivité est probablement l’un des moteurs décisifs de nos combats, de notre créativité, de notre réussite, mais ceux qui réussissent vraiment ne sont pas ceux qui se livrent à elle. Le talent vient souvent de ce que nous savons faire de notre agressivité refoulée : de notre capacité à la sublimer. Le méchant y échoue, égaré bien souvent dans ses pulsions contre – productives. Il consomme son énergie à vouloir nuire au lieu de l’employer à inventer l’avenir. Convaincu qu’il faut diviser pour régner, il conçoit le pouvoir comme une prise. Il fantasme l’accroissement de son pouvoir dans ce qu’il prend aux autres. Le temps, bien souvent, aura raison de lui. Il finira par rencontrer plus méchant que lui et, même si cela n’arrive jamais, il aura vécu toute sa vie dans cette crainte. Il n’aura pas consolidé son pouvoir dans ce qu’il aura su donner aux autres. L’inventeur, le philosophe, le manager, le chef d’équipe, l’être charismatique … tous accroissent leur pouvoir en en offrant aux autres : avoir du pouvoir, c’est donner du pouvoir. C’est déléguer, déclencher, inspirer. Se montrer capable de cette forme supérieure de « gentillesse », qui n’exclut ni l’intérêt ni la sublimation de l’agressivité primitive. Il ne faut pas être méchant pour réussir mais assumer l’ambivalence qui nous fait homme et en faire quelque chose […]

Très bonne lecture,

NFK

Publicités

Une réflexion sur “Faut – il être méchant pour réussir?

  1. La méchanceté ne paie d’ailleurs pas. Elle donne juste l’illusion d’une réussite rapide. La chute est en général rude, violente, et si pénible que personnellement, je ne regrette pas une seule seconde d’être du côté des gentils.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s