Publié dans Réflexion

Faut – il tout montrer ?

Les réseaux sociaux sont la vitrine de nos vies d’aujourd’hui. Quoi qu’il puisse se passer, les posts, partages et autres commentaires donnent du relief aux épiphénomènes qui ont lieu sur la webosphère. Quelqu’un me disait que « rien n’est nouveau, c’est juste les caméras et les smartphones qui nous donnent cette impression. » Je partage entièrement cette affirmation.

Au regard de tout ce que je vois passer, que ce soit sur Instagram, Facebook ou Twitter – pour citer que ces réseaux où j’ai un compte actif – la frontière est vite franchie entre le politiquement correct et ce qui ne l’est pas. Petite précision : les lignes qui vont suivre sont suintantes de subjectivité, alors libre à vous, chers lecteurs, de ne pas partager mon avis. Je dis toujours que « la contradiction est le sel qu’on saupoudre dans la marmite des débats. »

Donc usons – en et abusons – en !

unnamedLa photo ci – contre est le catalyseur qui m’a donné envie d’écrire ce post. Comme vous le voyez, une femme tient son bébé dans ses bras et l’allaite. Je ne suis pas contre l’acte d’allaiter en soi, que je trouve très beau et naturel. Donner la vie est un moment très beau que beaucoup de femmes rêveraient de vivre, allaiter un bébé renforce non seulement la relation mère – enfant, mais le lait maternel est réputé si riche qu’il renforce les capacités physiologiques du nouveau – né.

Jusque – là pas de souci.

Si vous jetez encore un coup d’œil sur la photo, vous verrez les marques, habituellement appelées vergetures que laisse généralement la grossesse sur le corps des femmes enceintes. Je vais paraître un peu cynique, mais normal d’avoir des vergetures quand on accouche, non ? Il est vrai qu’il y a un pourcentage infime de femmes qui accouchent et ne gardent aucun signe de la grossesse (sisi, elles existent !), mais la majeure partie des femmes ont des marques sur le corps, car porter un bébé de 2 ou 3 kgs à la naissance, ça se voit à la naissance.

Récemment, j’ai vu une kyrielle de comptes Facebook et Instagram créés autour des stretchmarks (vergetures) et corps de femmes post – accouchement. Je crois que cette photo est tirée d’un de ces comptes. Pour toutes ces raisons, je suis arrivée à me poser la question de savoir est – ce qu’il faut tout montrer ? Est – il vraiment nécessaire de s’exposer ainsi ? Je ne le pense pas. Pourquoi transformer en « combat féministe » toute chose qui relève de la normalité ? Car à voir les slogans qui accompagnent les photographies de bustes nus qui pullulent sur la toile, l’on se rend compte qu’il s’agit d’un féminisme 2.0 qui ne dit pas son nom. J’ai déjà formulé mon avis sur le féminisme juste ici : https://cequejaidanslatete.wordpress.com/2015/01/22/i-am-a-happy-feminist/, donc je ne reviendrai pas sur le sujet, car je crois qu’il ne vaut mieux pas s’égarer, ce qui créerait comme conséquence (s) de se tromper de combats !

Je ne souffre pas du syndrome de la pudeur « mal placée » qui consiste à s’offusquer de tout et de rien, mais vraiment je ne comprendrai jamais le fait de devoir se dénuder, se faire prendre en photo et partager ladite photo pour montrer à la face du monde que l’on allaite son bébé ou encore que l’on a des vergetures dûes à une grossesse. Pourquoi faut – il que les femmes (eh oui, nous !) ressentent – elles le besoin de se dénuder pour montrer que tel ou tel autre acte est naturel ?

Faut – il tout montrer ? C’est une interrogation que je formule chaque jour qui passe et qu’on s’enfonce un peu plus dans la spirale du voyeurisme. Il y a des séquences de la vie qui à mon sens, devraient rester privées et pas offertes aux yeux de tous.

Mais ce n’est que mon avis …

Et vous quel est le vôtre ?

Bonne lecture,

NFK

Publié dans Réflexion

Lu, mais sans plus : Arrogant comme un français en Afrique – Antoine Glaser

Quand on a lu presque toute la bibliographie de Francois-Xavier Verschave, on ressort avec une sensation d’inachevé de ce livre d’Antoine Glaser. 

Le titre m’a plu, de même que la couverture, mais c’est surtout les quelques (bonnes) feuilles que j’ai pu parcourir ça et là qui ont achevé de me convaincre de me procurer Arrogant Cômme un français en Afrique. Erreur ! La prochaine fois, je tâcherai de faire fi des critiques positives de ce genre d’ouvrages et ne pas me laisser influencer. La Françafrique, un long scandale de la République ou encore Negrophobie, ouvrages de référence de François-Xavier Verschave, reliques faisant au moins 500 pages chacun, sont des « bibles » pour qui souhaite se documenter sur le système de mafiosos que constitue la Françafrique.
Mais j’ai l’impression que Antoine Glasee a survolé le sujet. Certes, la décomposition des chapitres est assez originale (Arrogant comme …) et traite De diverses composantes du système politique français (diplomates, présidents, agents des services secrets, juges d’instruction), mais pour moi avec un titre aussi éloquent, on aurait dû s’attendre à un livre plus … Étoffé !
Antoine Glaser réactualise certes certaines thématiques telles que les interventions militaires de la France en Afrique, la traque des biens mal acquis, le financement des campagnes présidentielles françaises par les dirigeants africains, le choix des diplomates devant faire carrière en Afrique, mais ce n’est juste pas … Assez ! Car les informations que j’attendais sur lesdits sujets n’ont pas été au rv !
Vous me donnerez votre avis. Peut – être aussi que mes attentes étaient placées trop haut, mais pour moi, ce livre mérite un petit 3/10!
Bonne lecture,
NFK 

Publié dans Ils ont dit

Can we keep it real, Brazil? You don’t really love the Rafaela Silvas of the world; you only like this one temporarily because she won the gold!

Black Women Of Brazil

rafaela-silva-comemora-ouro-olimpico-no-judo-1470688761404_v2_956x500 Judo artist Rafaela Silva celebrates gold medal winning victory in 2016 Summer Olympics in Rio

Note from BW of Brazil: OK, so now that we have celebrated the exhilarating victory of judo artist Rafaela Silva bringing home Brazil’s first gold medal right in her own hometown, today we will take a more critical view of all of the celebration, accolades and pride that Brazil claims to have in her victory.

Considering all of the things we’ve seen just on this blog alone since 2011, one must conclude that all of this hype and love for Rafaela Silva is, like so many other things we’ve seen, a myth…a farse. For Brazil doesn’t like women who look like Rafaela Silva. On a daily basis in Brazil, women who look like Rafaela Silva are told that their hair is “ruim” (bad), that they can’t work in certain places with “that hair”

Voir l’article original 1 060 mots de plus