Publié dans Bouquinage

Lecture coup de coeur : Errance – Ibrahima Hane

Je peux sans hésitation aucune dire que ce livre est l’une de mes meilleures lectures de ce début d’année 2017. Mais pourquoi suis – je si dithyrambique dès l’entame de ce post ? Vous saurez pourquoi, chers lecteurs, avec les lignes qui vont suivre … Peut – être que je serai amenée à changer d’avis à ma prochaine lecture, mais sachez d’ores et déjà que Errance figurera dans mon top 10 livresque de l’année 2017 !

bouffe-erranceSeyni Sène fait partie de ce que l’ancien Président sénégalais Abdou Diouf qualifiait jadis de jeunesse « malsaine » – mes aînés comprendront – réfractaires à tout ordre malvenu, connaissant et réclamant leur dû quoi qu’il puisse leur en coûter.

Ayant subi une injustice bloquant son avancée dans une structure administrative, il ne trouve rien de mieux à faire que d’aller au Building Maginot, immense bâtisse regroupant la majeure partie des ministères, donc haut lieu de l’administration sénégalaise, pour, à la vue de tous, exprimer sa rage et sa déception en caillassant les voitures s’offrant à son champ de vision.

Ce triste exploit lui vaudra une lourde condamnation et un séjour à la redoutable prison de Sibessou, dans le sud du Sénégal. La promiscuité, la saleté et les conditions inhumaines de détention rythment sa nouvelle vie. Il se sent dériver tout doucement. A cela s’ajoute la libido insatiable du nouveau régisseur, Demba Ndir, qui puise chaque nuit dans son l’effectif de détenus pour agrémenter sa couche. Croyant y avoir échappé, Seyni a la désagréable sensation de savoir qu’il s’était trompé, son heure n’était juste pas encore arrivée. Entre satisfaire toutes les nuits les envies glauques du « patron » de la prison, et fuir, Seyni fera vite un choix.

Désoeuvré, n’ayant plus aucune famille au – dehors, il va errer sans but et son errance le mènera devant l’ancienne chambre qu’il occupait au campus de l’Ucad. Il a de la peine à reconnaître l’ancien taudis dans lequel s’entassaient des dizaines de gaillards. La chambre est désormais occupée par un seul étudiant – Babacar Bèye, alias BB – fils unique de la toute – puissante Adja Tabara Fall, politicienne connue dans tout le pays, maîtresse dans l’art de la manipulation et du chantage. Sa nouvelle amitié avec BB lui ouvrira les portes d’un nouvel univers : celui de la politique. Croyant avoir cerné la psyché humaine durant son séjour carcéral, Seyni réalise que ceuxi – ci sont des enfants de chœur devant le machiavélisme de Adja Tabara Fall. Il découvre le monde de la politique, vicieux et empli de coups bas. Homme à tout faire de Adja Tabara Fall, il parcourt le Sénégal et accomplit les tâches les plus viles pour sa monstrueuse patronne : attaques mystiques contre une rivale, sacrifices animaliers, extorsions de fonds … Jusqu’à son sauvage assassinat, Adja Tabara Fall règnera sur la scène politique sénégalaise, en tant que toute puissante Présidente du mouvement des femmes du parti au pouvoir, ayant l’oreille du Président de surcroît …

A sa mort, les soupçons se tourneront vers Seyni, qui entrera en clandestinité encore une fois. Sa fuite le mènera brièvement dans les bras de Rose, une péripatéticienne marquée par la vie. La chambre miteuse de Rose n’étant pas un abri sûr, il s’en ira à Bayela, agglomération de la confrérie Baye, nichée dans les profondeurs du Sénégal. Moranta, mari de Fatim Bèye, jadis amante de Seyni, est le fils du puissant Calife des Baye, le puissant et féroce Abdoul Kader.

Aux côtés de cet homme austère, mais attachant, Seyni découvre l’univers fermé des marabouts. Entre querelles intestines, luttes de positionnement et désirs de puiser dans la manne financière qu’apportent continuellement les disciples venant des quatre coins du monde, le Calife Abdoul Kader règnera imperturbable et tout entier dévoué à Son Créateur.

Après son acte d’allégeance à la communauté Baye, Seyni s’en ira encore une fois, mais son errance connaîtra sa fin dans le village de Rose, l’amour perdu, finalement retrouvé.

Comme je l’ai dit à l’entame de ce post, Errance fera partie de mes meilleures lectures de l’an 2017. Ibrahima Hane a écrit un grand roman, grand par le style, la maîtrise de la structure narrative, la beauté de la langue, mais grand aussi par le réalisme des personnages. A aucun moment, je ne me suis ennuyée en parcourant les aventures de Seyni et sa longue quête de la quiétude.

Ibrahima Hane dépeint avec une rare justesse le Sénégal d’aujourd’hui. Le pouvoir est concentré entre les mains d’une oligarchie, les plus faibles, s’ils commettent l’outrecuidance de commettre le plus infime des délits, se voient condamnés à de lourdes peines. La politique politicienne est une plaie sanguinolente, car pour vite grimper dans l’ascenseur social, mieux vaut être du côté de ceux qui font et défont les destinées. On le voit avec Adja Tabara Fall – mon personnage favori de tout le roman – qui d’un coup de fil à qui de droit, brise une carrière.

Et last but not least, l’incursion de Seyni au sein des disciples Baye reste l’un des moments forts de Errance. De nos jours, l’on voit au Sénégal le poids qu’ont les confréries. Sujet qui fâche, ces confréries, mises sur pied par des hommes de Dieu, prônent la soumission pleine et entière à Allah selon la voie de son fondateur. C’est ainsi que l’on peut citer les Tidianes, les Niassènes, les Mourides, les Khadres … En leur sein, existent des démembrements, à l’instar des Thiantacounes et des disciples de Serigne Modou Kara. Force est de constater que les confréries ne sont plus ce qu’elles étaient, de nombreuses « dérives » étant notées.

Avec les Baye, l’on observe un système qui fonctionne grâce aux fortes sommes données lors du Ziara annuel, l’allégeance aveugle de certains disciples, les profits éhontés que s’octroient les marabouts, ce à quoi le Calife Abdel Kader opposera son veto. Avec les Baye, Ibrahima Hane propose un nouveau mode de vie, avec le marabout comme autorité morale, connaissant son rôle et n’outrepassant aucunement celui – ci.

Vous l’aurez compris, Errance est à lire et àf aire lire !

Bonne lecture,

NFK

Publié dans Réflexion

Une expérience masculine de la cuisine.

Je viens de recevoir ce texte dans ma boîte mail, et après lecture, ma réaction a été wouaaaaaaaaaaaaaw ! Le thème est assez audacieux, car dans nos sociétés africaines, voir un homme s’aventurer dans la cuisine – habituellement chasse gardée de la femme – est assez « mal vu », quoi que les lignes commencent à bouger, avec notre génération …

Dommage que l’auteur (e) n’ait pas signé le texte, car ses écrits sont suintants de vérité (s). Si jamais il/repasse par ici, ce sera avec plaisir qu’on échangera.

Bonne lecture,

NFK

a6a5675Aussi loin que je me souvienne, lors de mon enfance passée dans une famille dite « nombreuse » lorsqu’une dispute éclatait entre un garçon et une fille, le chef de famille, épris de justice, toujours animé par la volonté de trancher équitablement, demandait aux deux plaignants ou belligérants de relater les faits.

Dès que l’une des deux parties commençait par la phrase magique « on était dans la cuisine… », La sentence était prononcée. Le plaignant masculin, « garçon » ou « jeune homme » était automatiquement débouté avec une peine irrévocable et souvent amère à avaler.   

  • Tu as tort ! Qu’est-ce que tu faisais dans la cuisine ? Un homme ne traîne pas dans la cuisine.

Le débouté, convaincu d’être victime d’un vice de forme, et nourrissant l’espoir d’avoir gain de cause si l’histoire arrivait à révéler tous ses secrets, se laisse tenter par une plaidoirie lyrique qui débute en ses termes :

  • Euh ! C’est … 

La tentative Instinctivement et sèchement reprise et s’étouffait dans l’œuf.

  • Tu as tort ! Tout homme qui se dispute dans une cuisine a tort. Point ! Séance levée. Procès clos.

Cette petite entame nous donne une idée de la perception de la cuisine en tant qu’activité ménagère. Mais, également en tant qu’espace. Elle est d’emblée destinée à la fille. Cette pièce est leur coin secret où se murmurent également leurs secrets. Un endroit où nul homme n’a le droit de se pavaner au risque de se prendre un coup de pilon, de hachoir ou un bain d’huile chaude.

Effectivement, on gagnait à ne pas connaitre ses coordonnées géographiques sur la carte de la maison, au risque d’être toujours commissionné pour le « gaz ». Cette fameuse bouteille bien lourde qui te dessine les muscles et finit par te déformer la tête.  Dans de telles circonstances, où tout mène à croire que l’homme est un « sans-papier » interdit de séjour dans cet espace culinaire, tous les éléments dissuasifs étaient d’emblée  réunis  pour que la gente masculine ne s’intéressent point à cette activité.

Pourtant, Dieu sait que ces risques encourus sont infimes comparés aux moqueries des potes. Ah,  si jamais tu te faisais gauler à faire le marché pour ta sœur ou ta mère. Kaawteef ! Tu héritais systématiquement de l’étiquette de « Maman je veux le fonds de marmite ». Oui, le célèbre fils à Maman ! Rien de plus atroce pour un garçon en pleine puberté. C’est le début de la rébellion pour toutes commissions ou tâches liées à cette espace. « No go area » !

A la lumière de cette approche, le malheureux constat est que tout ce qui ne suscite point notre intérêt risque fort de recueillir notre indifférence ou pire, notre aversion. Sauf que cette dernière ne saurait être éprouvée à l’endroit des succulents mets qui y sont mijotés et soumis au plaisir de nos exigeantes babines masculines, dépourvues de toute indulgence, dès constat du moindre écart gustatif.

En effet, nos braves femmes, épouses, mères, sœurs, nièces, ménagères, nous ont habitué à une qualité culinaire telle  qu’on en devient « prisonniers » sans réellement nous en rendre compte. En réalité, quand on a l’habitude de bénéficier de services de restauration  si hautement « étoilés », tout sentiment de manque provoque automatiquement un profond désespoir. C’est en fait ce moment où tu penses que ton cœur va lâcher car le goût du « cebbu jen » est légèrement plus voir moins salé, pimenté, poivré, sec ou cramé que d’habitude. Hahaha ! Je me suis toujours demandé ce qui fait cet effet. Le fait que le goût espéré ne soit pas au rendez-vous ou plutôt le simple fait que les « fallènes », entre autres spécialistes réalisent subitement, l’imminente faim qui va les tenailler tout le reste de la journée.

Par conséquent, loin des siens, dans un environnement culturel différent, aux habitudes culinaires totalement opposées, le mal du pays est atroce, intense et bien pénible. Heureusement, le mal s’apaise quand on tombe au détour sur un bon plat de « cebbu jen », « yassa ». D’ailleurs, même les « sombi », « mbaxal », autres « daxinn », « C’bon » et « laaxu  caxaan » dont on avait l’habitude de faire fi, en viennent à revêtir comme par miracle, une saveur tellement exquise qu’on en redemande. Mais, quoi de plus normal, quand la vue d’un « sandwich », « kebab », des « pâtes »s nous sapent le moral aussi bas que les températures de l’hiver glacial. En plus, on se rend compte assez rapidement que le budget d’un étudiant ne peut pas supporter pareil régime alimentaire.

En vérité, quand on ne sait point cuire un œuf face à une telle situation, il y’a lieu de s’alarmer. Dieu soit loué d’avoir divinement créé nos magnifiques consœurs. Celles chez qui tu constates un réel amour de la cuisine et non celles qui le prennent pour un épouvantable fardeau. Les goûts et les couleurs … Les premières te donnent droit à un petit moment de répit. Elles t’invitent et te font mets et entremets  à savourer, le temps d’un instant, dans un mirage qui te mène en plein cœur de ton village natal pour revivre fugacement les fastes culinaires de notre cher Sénégal.

Mais, le réveil est souvent difficile. En effet, on en arrive au moment incontournable où il faut mettre la main à la pâte et dans le vrai sens du terme. Ah j’oubliais !  Bien sûr, entre temps le « prince » s’est mis à la cuisine. Il faut bien casser le mythe ! Tu as un coin cuisine chez toi. Tu vis seul sans épouse ni mère, pas de sœurs à l’horizon. Les nièces, n’y compte même pas et quant aux ménagères… Bref, tu es en mauvaise posture. Tu es au milieu du champ de bataille sans armes. Et que dire de la monture ? A chaque chose malheur est bon. Au moins, tu as un coin cuisine. Par conséquent, Il faut bien qu’il ait une utilité.

D’où, la première fois. La fameuse première. Elle est juste épique. Confronté à l’inconnu, on est perdu et perplexe. La question qui nous taraude l’esprit est légitimement : « quel plat préparer ? ». Le choix balance. Enfin, comme je l’insinuais plus tôt on ne sait cuir un œuf. Donc, à défaut de le tremper dans l’eau chaude pour le bouillir, on commence forcément par une omelette. Et même là, ce n’est point une mince affaire. A l’image d’un enfant de CP soumis à l’écriture, le résultat ressemble vaguement à quelque chose. On a une idée plus que précise, exacte de ce qu’on souhaite faire mais on n’y arrive pas.

A l’évidence cette omelette, tu l’as cramée ou assaisonnée à l’excès. En vrai, autant parier sur les deux. Le sens de la mesure s’acquiert. Il n’est point inné. Au final, il faut bien se faire une raison, quand le vin est tiré, il faut le boire. Dans le cas présent, à cul sec. Tu la manges cette omelette. Tu la dégustes sans critique ni reproche. Car, tu ne peux indexer un coupable. On reconnait la patte de l’amateur. La pâte aussi ! C’est ton œuvre.  Elle est imparfaite mais c’est toi qui l’as faite avec tes mains pas du tout expertes. Donc, en ton for intérieur, tu te dis que la prochaine fois, tu feras mieux, bien mieux. Quelque part, c’est le début de l’indulgence. La prise de conscience de notre imperfection devient le miroir par lequel se mire la faillibilité de celles qu’on traitait de « seleuse à volonté » ou de « crameuse invétérée».

Ensuite, on décide de s’attaquer à un nouveau plat plus compliqué et donc plus risqué. Plus haut dans le texte, je soulevais le risque de se prendre un coup de pilon. Mais, on se rencontre assez rapidement que la cuisine recèle  bien pire comme dangers. Par exemple, l’épreuve des oignons ! De tous les légumes, l’oignon est de loin le plus « insolent ». Quand je pense à la légende qui veut que les hommes ne pleurent pas et restent de marbre en toutes circonstances. Ramassis de foutaises ! Rien qu’un oignon suffit à faire tomber le masque de virilité. En outre, des tâches anodines telles que éplucher des oignons, râper une carotte, écailler un poisson, découper de la viande, faire des frites dans de l’huile bouillante nécessitent à l’avance de vérifier qu’on a bien, auparavant, adhérer à la SMENO ou à la LMDE et se rassurer d’avoir bien reçu sa carte mutuelle. 

On s’est vite retrouvé aux urgences, à penser un doigt échancré ou pendant 45 degrés. Car,  au lieu de faire preuve de tact, on a fait usage de ses biceps. C’est normal, autant le cerveau que les muscles ne sont pas encore très habitués à  la subtilité de cet exercice. Ou bien, tout simplement à la place d’un bain aux huiles essentielles on a opté malencontreusement, pour un bain aux huiles « Lesueur ». Warning ! Ne reproduisez pas l’expérience chez vous. Je peux vous assurer, sans risque de me tromper, le résultat ne sera pas celui escompté.

Aie ! Je vous épargne la suite…

A fur et à mesure on devient conscient des risques, même si cela ne nous arrête point. Rien ne vaut la paix du ventre.  Plus il est creux, plus les oreilles s’assourdissent. Son instabilité perturbe l’organisme humain et affecte le bien-être. En vérité, les premières réussites : le « domada », «mafé », «yassa » qui sont les plus faciles à préparer, mis à part le « sombi »,  valent un diplôme. Je vous promets, c’est le Bac en poche ! Tu as souffert pour y arriver. La folie te guète à te congratuler tout seul. Nul besoin d’une cérémonie de remise. En effet, Tu l’as testé toi-même et tes papilles de gouteur aguerri ont validé. « Houra ! », « Eureka !», « champion mon frère ! », « une double pirouette à la Nani », « la glissade de Rooney », « le vol de l’aigle des Açores ». Pardonnez-moi les métaphores footballistiques, mais c’est comme marquer un but. Tout y passe tellement la satisfaction est « grande ». Mama mia !!

Enfin le bout du tunnel, tu ne seras plus prisonnier du Mcdo ou du Quick, mais tout de même tu iras toujours au KFC. Oh ! Le goût ! C’est bien un africain ce Colonel Sanders. Encore une invention de génie surement piquée aux noirs. J’abuse un tout petit peu mais, saura qui goutera. Désormais, ce sera l’embarras du choix grâce à l’autonomie. C’est une vraie délivrance de pouvoir préparer ce qu’on désire, quand l’envie nous prend. Au final, on réalise que faire la cuisine, c’est comme faire du vélo. Une fois qu’on maitrise le funambulisme entre les saveurs et des goûts, le pédalage et rétropédalage entre les étapes et temps de cuisson, très peu de plats deviennent inaccessibles. Le guidon devient accessoire.

Toutefois, ce serait sans compter le retour de bâton. Qui triomphe par l’épée périt par l’épée tel l’arroseur arrosé. Forcément, en bon sénégalais imbu de  son téranga inné et incorrigible, tout se partage. D’autant plus, un bout du Sénégal dans une lointaine contrée  ou chacun dans son âme est gangréné par une profonde nostalgie du pays. D’aucuns aiment, d’autres non. C’est la vie ! C’est normal !

Par contre, les consœurs qui critiquent ! Comment dire !? Euh…Tu as juste envie de les transporter dans une cuisine de Matam ou Tambacounda, à 40° Celsius juste pour lui réclamer un peu d’indulgence. Mince ! Le chemin ne fut point facile. On a failli y rester. En plus, on est « autodidactes ». On a appris tous seuls. Papa ne nous aurait point donné un coup de main, pour rien au monde. Au contraire, tu la sentirais passer ce coup de main si l’audace te prenait de lui demander. Vous avez eu Maman à vos côtés pour vous enseigner, guider à être des cordons noirs. Vous êtes tellement fortes qu’on vous passe le bleu d’office.  Cependant, surement pas à toutes quand même. Certaines sont restées bloquées au blanc. Rires ! Elles refusent avec véhémence toute évolution. Y’en a vraiment des « Tata » en cuisine. Les cousines éloignées de « Toto ». Et comme par hasard, c’est elles les moins indulgentes car les expertes ne critiquent pas. Elles ont plus de tact.

Trêve de plaisanteries ! Tout cela, pour dire, si vous souhaitez avoir un époux qui vous fera de bons petits plats de temps à autres, bien plus souvent que le 08 Mars – je blague encore – soyez indulgentes envers le peu qui s’y frottent. Ne rendez point les coups, et tendez l’autre joue. Oui ! Encouragez-les !

Encore plus sérieusement, la nécessité de cuisiner s’est imposée afin d’apaiser la nostalgie éprouvée durant les soubresauts de la vie étudiante, le stress de la vie professionnel.  Cet « art », s’est avéré être un moment d’évasion pour fuir la réalité. Cuisiner peut devenir en réalité, bien au-delà d’une tâche qu’on nous présente comme efféminée,   un moment de  profonde méditation pour vivre une conversation avec soi-même, une THERAPIE, UNE PASSION.

Publié dans Réflexion

Et si on voyait autrement les appréhensions des hommes faces aux femmes avec un niveau élevé d’études ?

Il y a quelques jours, j’ai initié une discussion sur Facebook portant sur les femmes ayant fait des études et leur incapacité à trouver un compagnon. Hommes comme femmes, chacun a donné son point de vue, et c’était intéressant de voir cette diversité d’opinions.

Une amie, Eugénie Diandy, a eu la superbe idée de m’envoyer son avis sous forme d’article. Je vous laisse apprécier.

Bonne lecture,

NFK

femme-cadre-et-son-equipe-123rf10933826_s-e1446485758212_0Pour mieux comprendre cette réaction des hommes qui fuient les femmes dont le niveau d’étude et très avancé, il faut connaitre aussi leur mode de fonctionnement et leur logique qui n’est pas la nôtre. Ils ne sont pas meilleurs ou pire mais « différends » je pense que c’est dans cette difficulté à comprendre/accepter cette autre manière de fonctionner que réside la sidération/frustration face à plusieurs des actes que les hommes posent. Une femme ne fonctionnerai jamais avec une logique masculine (je ne serais jamais capable de faire certaines chose qu’un homme ferait en buvant une tasse de thé et vice versa) appliquer donc notre propre logique à eux fera forcément des couacs. Les femmes qui l’ont compris ont plus de marge de manœuvre quant tenir leur carrière, homme et foyer. Toutefois il y a des exceptions, des hommes (pas plus fort, ni plus intelligents) mais qui, au cours de leur vie, expérience ou à cause de leur éducation  ont été amenés à mieux comprendre qu’une femme intelligente, peut apporter, procurer plus de choses : par exemple en plus de gérer la maison, une femme cultivée sait tenir un bon niveau de débat,  pas de place pour l’ennui elle est féminine, cool et aide beaucoup dans l’éducation des petits. Malheureusement,  ce type d’homme ne représente pas la majorité, bien loin de là. Le déphasage reste donc entier d’autant plus que  nos sociétés non plus  ne sont pas « prêtes » et que l’homme est dominateur par essence. Ne nous y méprenons  donc pas, l’égalité homme femme fait disparaitre la galanterie masculine. Le fait que l’homme veuille être dominateur ne dépend même pas de lui, c’est une prédisposition. C’est tout comme le fait que peu importe son émancipation, il y a toujours des entraves qui empêchent une femme d’avancer comme l’impératif de la beauté, celui d’être mère ou encore la difficulté d’affirmer son désir. Force est de constater qu’une femme peut être libre mais ne l’est jamais autant qu’elle le veut (on a toujours un petit truc, un petit caprice même si tout est parfait). Nous sommes  insatiables par essence : au même moment où l’on se plaint des hommes dominateurs/machos il est hors de question d’être avec un dominé ou avec quelqu’un de trop malléable…. On n’en veut pas ! Tout ceci,   Juste pour expliquer que c’est difficile de cracher sur la différence de l’autre ou de lui imposer notre propre logique. Amenons chacun à voir ce qu’on veut réellement offrir. Peut-être qu’ils veulent juste être des maris protecteurs/papas et nous juste des épouses aimantes/mamans au fond peu importe ce qu’on montre… !?  je suis pour le féminisme féminin qui fascine sans opprimer car  je trouve tout simplement injuste les jugements « formels » sur des différences qui relèvent de prédispositions.  Ayons une lecture un peu différente, par exemple, un homme normal a peur d’une femme instruite et une femme non instruite peut même représenter le socle d’un homme hyper instruit. Ça veut dire juste dire qu’ils savent que les femmes ont beaucoup choses en elles de prime à bord ;  et que si elles sont très intelligentes et instruites elles pourrait être ce qu’est une arme destructrice qui se retrouve dans les mauvaises mains. Leur peur est-elle aussi illégitime ? j’ai rencontré des hommes « bons » (selon mes critères : respectueux, protecteur, ferme, aimant, pleins de valeurs…)  amoureux du type de femme dont on parle. Leur peur se résume entre autres à : « si je la choisi j’ai peur de ne pas être sa priorité….. elle n’aura aucun mal à se défaire de moi…. Elle est assez indépendante pour partir quand cela lui chantera…. Tout ceci fera qu’elle pensera très vite au divorce …. ». Ils veulent juste qu’on « soit là et qu’on leur donne leur place ».                                                                                     Les hommes approcheraient bien les « agrégées » qui montreront qu’elles sont d’abord des femmes avant toute autre chose capables de rester jouer leur rôle et de ne pas partir à la moindre menace au nom d’une liberté sans cesse revendiquée.  Prenons le cas d’une femme qui dit ne pas vouloir d’un très bel homme car risque de le partager. Elle la taxe automatiquement de tombeur, coureur de jupons (même sans preuve. Cet homme-là  devra faire des extra efforts pour prouver qu’il peut être stable, aimant et fidèle car tout simplement la femme aura besoin de  beaucoup plus de preuves  et certitudes qu’habituellement du fait qu’elle ressente une peur, appréhension liées à ce qu’elle perçoit. Pourtant, si ça se trouve, cet homme est beau sexy oui mais aussi sait être stable, sincère et humble qui sait? Si par contre il revendique son statut de don juan il n’en fera pas moins que de repousser un certain type de femme. A lui d’être conscient de son statut et de montrer ce qu’il est réellement. Moi dis des craintes liées à cet homme qu’elles sont légitimes. A mon avis,  il faut  avoir donc une attitude qui permet de lever le voile, avec une certaine « posture » ce n’est pas très évident pour l’autre de comprendre le fond. je veux dire par là qu’il faut  amener les hommes à voir que les études ne nous transforment pas en « Caterpillar ». Pourquoi ne pas montrer tout ce qu’on a d’autre aussi : subtilité, douceur, force intérieure, intelligence émotionnelle entre autres… ça n’enlèvera en rien le fait qu’on soit ou pas une femme forte

 Par ailleurs, étude n’est pas égale à intelligence, et femme au foyer n’est pas égale à femme soumise. L’intelligence, la force caractère relèvent de beaucoup d’autres choses que des études.

 

Publié dans Réflexion

Parce que je suis une FEMME …

Les réseaux sociaux recèlent des pépites … En atteste ce texte ci – contre sur lequel je suis tombée. J’ai automatiquement eu envie de le partager.

Bonne lecture 

NFK

JE SUIS UNE FEMME ! 

Et alors?

Je me dispute avec un homme, il me gifle, je sens la douleur, et pourtant ils me disent que je l’ai provoqué. J’aurais dû être tranquille, j’aurais dû être patiente. Je devrais m’excuser auprès de lui.

Je me dispute avec un homme, je le gifle, ils me disent que je n’ai aucun respect, je n’ai pas reçu une bonne éducation. J’aurais dû être tranquille, j’aurais dû être patiente. Je devrais m’excuser auprès de lui.
Parce que je suis une femme, je n’ai pas le droit d’être en colère. Ainsi, le degré de mon innocence est directement proportionnel au degré de mon silence face à l’oppression et à la brutalité …..

Parce que je suis une femme, mon mari me trompe, on me dit de le tolérer pour sauver mon mariage. L’excuse barbare et stupide est que «c’est dans leur nature de tricher, je devrais garder ma forme, mieux m’habiller, mieux faire la cuisine, beaucoup prier et être plus agréable avec lui »
Je triche, et je suis appelée une prostituée, j’ai commis une abomination, je n’ai pas le droit de chercher l’amour et le soutien émotionnel qui me manque à la maison ailleurs, je suis une mère irresponsable.
Je suis donc renvoyée de la maison que nous avons tous deux construite, avec toutes mes bagages enfouies dans une minuscule boîte sur ma tête. On m’interdit désormais de voir mes deux enfants les plus âgés, j’ai la chance d’être autorisée à aller avec mon petit qui est toujours au sein. Trois ans plus tard, le petit est appelé un bâtard. Maintenant, mon nouveau nom est «après-trois», parce que je suis une femme.
Il a 28 ans et dirige une entreprise. Il est merveilleux, travailleur, concentré, focalisé sur sa carrière, réussi à un très jeune âge.
J’ai 28 ans et je dirige une entreprise « Humm, elle n’est même pas mariée, peu sérieuse, ne peut pas bien ordonner ses priorités, aime l’argent, elle ferait mieux d’aller chercher un mari »
Et je me demande si avoir du succès a quelque chose à voir avec le sexe d’une personne.

Parce que je suis une femme,
Je ne suis pas autorisée à avoir de l’esprit ou être un prodige, je ne peux pas être financièrement indépendant, avoir du succès professionnel ou être traité avec respect sans un homme à côté de moi.

Ensuite, je suis appelée un généreux ouvre-jambes, « une fille légère ». Ils ne voient jamais la possibilité que j’ai effectivement eu à passer par des hauts et des bas pour arriver là où je suis.
Parce que je suis une femme.

Un homme perd sa femme, devient veuf et se remarie un an après, il a fait la bonne chose, il est loué et félicité pour avoir passé à autre chose, après tout, la vie est pour les vivants.
Une femme perd son mari, devient veuve et se remarie après 4 ans, « ahhh! Si tôt? » Êtes-vous sûr qu’elle ne trompait pas son mari avec cet homme depuis qu’il était vivant? C’est pour ça qu’elle a tué son mari. Elle est une sorcière, parce qu’elle est une femme.
Parce que je suis une femme, ce message sera considéré comme controversé, et tout le monde va essayer de me corriger.

Mais n’oubliez pas que je suis une femme et que ça ne me rend pas moins humain !!

MercI Sali Diabate !