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Gayedelle : entre sénégalité et ouverture sur le monde

Ma petite bulle, de par ma plume assez fouineuse et curieuse, est tout le temps à la recherche de nouveaux sujets sur lesquels blogger, de façon à pouvoir partager mes nouvelles trouvailles artistiques, littéraires, musicales, ou encore tout simplement ce que j’ai dans la tête …

Merci à tous ceux qui me lisent et apprécient mes posts. C’est fort encourageant 😉

The best is yet to come !

Ma petite bulle est aussi fashion … Elle s’intéresse de près à la mode, et quand celle – ci est éclectique et marie harmonieusement africanité et ouverture sur le monde contemporain, je ne peux qu’apprécier !

ImageLa personne qui fait de cette dualité sa marque de fabrique est Dior Lô Gayedelle. Gayedelle … L’appellation dénote, étonne et renvoie automatiquement à son Sénégal natal … Elle a donné le nom de Gayedelle à sa dernière collection, car comme nous le dit – elle, « Gayedelle vient de « SIRE KHOUDIA COUMBA GAYEDELLE » et c’est une manière de glorifier mes origines et célébrer ma culture ».

Dior Lô a lancé sa marque sous le titre très accrocheur de Les Branchés. Les Branchés, à savoir oser un nouveau style, fait de couleurs, de matières, de formes et de styles tous plus variés les uns que les autres. 

Dior Lô Gayedelle est une jeune femme Sénégalaise bon teint, établie au pays de l’Oncle Sam, la trentaine bien entamée, car comme le dit l’adage, « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années » …

ImageDonc, c’est en autodidacte qu’elle a décidé de créer sa marque. Aidée en cela par ses proches, notamment ses amies qui lui servent à l’occasion de modèles, Dior entend faire de Les Branchés une marque qui compte … Si ce n’est pas déjà le cas !

Et c’est de bonne grâce qu’elle a accepté de se prêter au jeu de questions – réponses qui va suivre …

Bonjour Dior. Peux – tu te présenter aux lecteurs de ma petite bulle? 

Je suis Dior Lo, créatrice de mode, fashion styliste, Makeup pro et photographe.

 

Raconte – nous un peu … Quel rapport entretiens – tu avec la mode, au point d’avoir décidé de créer ta marque ?

J’ai toujours baigné dans l’univers de la mode, car ma mère est styliste … Elle a toujours eu son studio de design /atelier. Et c’est ainsi qu’après l’école, j’étais toujours là-bas a jouer avec les chutes de tissus. Mon arrière- grand mère faisait des patchworks dans son petit coin comme passe temps. Chez moi il y’avait toujours quelque chose à faire, jamais le temps de s’ennuyer. Si ce n’était le design ou la décoration, ou encore la peinture, on essayait toutes de créer d’autres choses. Et j’adorais expérimenter les matières, me faire des poupées …

Donc en grandissant cette passion pour la mode s’est davantage ancrée en moi, en me motivant à créer, innover, inventer des pièces qui me sont propres.  Mes premières influences en photo ont eu lieu avec mon père. C’est en dernière année de design que j’ai ajouté la photographie comme major.

Apres le bac, je devais suivre des études poussées, et je voulais être juriste (suivre des cours en «  Entertainment Law ».  Ce que j’ai suivi pendant 2ans mais mon cote « artsy » a pris le dessus, donc j’ai changé de filière pour suivre des études en « FASHION DESIGN AND MERCHANDISING »  que j’ai terminé avant de créer Les Branchés en 2006.

 

Pourquoi avoir choisi le nom Les Branchés ? 

ImageAu début, je voulais « TRENDY » qui veut aussi dire  » branché » mais quand j’ai voulu l’enregistrer, ça existait déjà. Donc, il fallait que je trouve un nom que j’aimais comme celui – ci. Je réfléchissais aux possibilités alors j’ai choisi Les Branchés, d’autant plus que ceux qui me connaissent depuis mon enfance me disaient tout le temps que j’étais branchée …

 

D’où te vient l’inspiration ? Surtout pour les accessoires, dont le mélange entre tradition et modernité est une pure merveille …

Je suis inspirée pas tout ce qui m’entoure, ma famille, mes origines, mes voyages, mes rencontres mais surtout j’aime faire des recherches pour corroborer mes créations.

Par exemple, le nom de ma dernière collection GAYEDELLE vient de « SIRE KHOUDIA COUMBA GAYEDELLE », juste une simple manière de glorifier mes origines et célébrer ma culture.

Pour mes design, je ne fais pas juste des accessoires. J’ai décidé en 2009 de mettre sur le marché un produit accessible a tous (j’ai aussi fait de la joaillerie pendant presque 7 ans. Raison pour laquelle on retrouve ces traces de bijoux, c’est un peu « glitsy » comme un joyau) …  

Un produit qui est UNIQUE, fait a la main par moi mm (pas une tierce personne) avec des matières qui viennent  d’Afrique, d’Europe, d’Asie et d’Amérique. Je voyage beaucoup donc partout où je passe, je suis toujours a la recherche de pierres, perles, tissus …Image

Je voulais faire un mariage de culture tout en mettant en avant l’Afrique ( les wax, les cauris. C’est cette touche que j’appelée AFROCHIC (Afrique à la base mais aussi chic, unique, éclectique, moderne, ouverte…une Afrique Nouvelle et prospère).

C’est avec passion et amour que je réalise toute mes créations. Quand je travaille je n’aime pas être dérangée et même m’arrêter et je perds complètement la notion du temps qu’il fait. « It make me happy and smile at the same time » Chaque pièce que je travaille est unique.

 

Quelle est la courbe d’évolution de la marque ? Comment vois – tu l’avenir de Les Branchés dans le milieu de la mode ?

Il faut dire que les Branchés, ce n’est pas simplement une marque, mais aussi une boite qui gère tout ce qui tourne autour de la mode. Tout ce qui est Image consulting, Fashion Styling, Design, beauty, Création de Concept, Artistes développent … Je travaille aussi avec  différentes maisons de disque pour le développement et la création de l’image de nouveaux artistes, l’exécution des séances de photoshoots pour les campagnes pubs ou promo photos etc  Donc je n’ai jamais un moment de m’ennuyer. Et j’adore créer le look des news artistes qui viennent d’être signés. Ils ont déjà un talent, mais ma tâche consiste à les métamorphoser pour qu’ils s’identifient a leur cible, mais qu’ils collent bien avec leur genre/style de music et finalement bien vendre le produit …

Pour moi ils sont un produit et c’est mon boulot de travailler l’image pour faciliter la vente ou simplement mettre en avant  le « sex appeal » …

Pour ce qui concerne l’avenir de Les Branches je dirai tout simplement «  Be on the lookout » !

On bosse en ce moment sur des choses « amazing & exciting » et je préfère montrer plutôt que faire des prédictions !  Mais le future sera fantastique inshallah 🙂

 

Dans la présentation de tes modèles, plusieurs types de femmes sont représentés, morphologiquement parlant. Quel message souhaites – tu véhiculer ?

La diversité, l’estime de soi, Je dirai s’aimer telle qu’on est : grande, petite, ronde ou pas, claire ou foncée.  La beauté est quelque chose de relatif. Tout le monde à sa propre notion de la beauté. Cela ne veut pas dire qu’on est belle que lorsqu’on est clair ou mince. Moi je dis « BE BEAUTIFUL FROM THE INSIDE OUT » !

 

A quelle (s) adresse (s) peut – on te joindre pour se procurer les articles de Les Branchés ?

http://www.lesbranches.com , Facebook LES BRANCHES, Twitter LESBRANCHESTYLE, Instagram LESBRANCHESTYLE,  Tumblr, Pinterest, Youtube LESBRANCHESTYLE.

 

Un dernier mot à nos lecteurs …

La vie reste une succession de défis et il nous reste deux possibilités : les affronter sans aucune garantie d’y arriver, ou passer à côté en se demandant si on fait le bon choix. Donc si vous avez un rêve, n’hésitez pas à y aller et foncer pour le réaliser …

Tout est possible !

 Merci du soutien, merci à tous ! Love always. 

 

Bonne lecture !

 

NFK

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La recherche du style (prononcez staïle), quel casse – tête !

 » L’habit ne fait pas le moine, mais l’on reconnaît le moine à son habit « . 
Qu’on le veuille ou non, les codes de notre société, ou plutôt du monde entier, sont régis par l’apparence (vestimentaire). Un costard transforme n’importe quel homme en Apollon, une robe / jupe cintrée juste là où il faut sublime le corps de n’importe quelle femme. 
Au dicton célèbre  » L’habit ne fait pas le moine « , on y a greffé une autre phrase tout aussi lourde de sens :  » On reconnaît le moine à son habit « . Prenez le risque d’être négligé, et automatiquement on vous range dans la catégorie, à tort le plus souvent … Que voulez – vous ? Les chiffons ont leur mot à dire …
La recherche du staïle est de nos jours un réel casse – tête chinois. Si vous êtes fin observateur, faites un peu attention aux personnes qui vous entourent au moment des soldes (d’hiver ou d’été c’est selon). C’est à qui trouvera la veste la plus belle, la paire de chaussures la plus hype qui va aussi bien avec un jean qu’un pantalon à pinces … Tout n’est qu’effervescence ! Cette recherche du style en vient à nous dicter notre mode de vie … 
Un exemple : quand on se rend à un entretien d’embauche, il est de bon usage de sortir le tailleur pour les filles ou le costume pour les mecs. Ca fait plus sérieux, dit – on ! Et si on s’y pointait en bermuda, marcel et tongs, ce serait la cata !
Dans un monde qui nous pousse vers l’individualisme, nous ne nous rendons pas compte d’une façon ou d’une autre, nous sommes peu ou prou les mêmes. Je parle bien entendu d’apparence vestimentaire, entendons – nous bien. Nous voulons tous un article original que personne d’autre n’aura, qui nous va mieux qu’à personne d’autre, et que nous serons fiers d’exhiber. Quand on s’achète une Rolex ou un Birkin d’Hermès, on aura beau dire, ce ne sont rien qu’une montre et un sac, qui ont pour fonctions principales donner l’heure et contenir des affaires. Mais, pour souligner à quel point le style est important, nous nous en ferons à coeur joie de pavaner avec ces objets !
Mon avis est que l’apparence vestimentaire, bien qu’ayant un certain impact, doit être transcendé, démystifié, afin que nous adoptions notre propre style. L’originalité, c’est là que réside l’apparence vestimentaire intemporelle !
Avec cette citation, Thomas Carlyle l’a bien compris, lui. En effet, en disant que :  » Les vêtements nous ont donné l’individualité, les distinctions, la politique sociale, les vêtements ont fait de nous des Hommes, ils menacent de faire de nous des Porte – Habits « .
Refusons d’être des Porte – Habits !!  
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Accro au shopping, moi ? Jamais !!!


Si tu as lu ‘Confessions d’une accro du shopping’ et que tu l’as vu une demi – douzaine de fois au cinéma jusqu’à en connaître les répliques cultes, si Sophie Kinsella est ton auteur préféré, si tu as lu ‘Le diable s’habille en Prada’, si tu es abonnée à Vogue, si tu regardes les EMI Awards, les Grammy et les BET Awards juste pour voir les tenues des stars, si tu ne rates le compte rendu d’aucune Fashion Week, si tu connais par cœur le nom de tous les créateurs ou presque, alors assurément tu es une shopaholic* !!! Tu sais, cette pathologie dont sont atteintes la majorité des filles et qui fait qu’elles sont souvent taxées de dépensières. Mais au lieu de l’avouer, elles nient tout en bloc. Par ces temps de crise, les achats compulsifs ne sont pas toujours vus d’un bon œil.

Mais revenons à l’essence de cet article. Pourquoi les femmes aiment – elles le shopping, au point d’en être accros ? Elles vous diront que le shopping est une source de plaisir, aller dans un magasin, toucher toutes ces belles étoffes chatoyantes, essayer d’innombrables paires de chaussures les fait se sentir belles et même … désirables ! Il y en a d’autres qui diront même que le shopping est une source d’apaisement pour elles. Eh oui, vous avez bien lu, apaisement !! Stressées par une vie de famille et professionnelle trop remplie, le shopping leur permet de se détendre, de penser à autre chose, et d’être chouchoutées. Car il est de notoriété publique que les vendeuses des magasins féminins sont très flatteuses. Il n’est pas rare qu’elles se voient demander leur avis, alors pour ne pas contrarier la cliente, elles ne donneront jamais un avis négatif, qui non seulement fera hésiter la cliente quant à l’utilité de son achat, mais fera aussi baisser le chiffre d’affaires du magasin. Alors, elle achète encore et toujours.

Les livres ‘Confessions d’une accro du shopping’ et ‘Le Diable s’habille en Prada’, connus de toutes les fashionistas, mettent le doigt sur le problème, mais de façons différentes, l’une plus intéressante que l’autre. Dans le premier, nous avons Becky Bloomwood, une serial acheteuse, dont le shopping est l’essence même de sa vie. Quand elle n’achète pas, tout va mal. Sa dépendance est telle que pour justifier un achat, elle se met à se poser des questions du genre « en ai – je réellement besoin, est – ce vraiment utile » auxquelles elle répond presque toujours par l’affirmative pour justifier ses achats inconsidérés. Etant connue de tous comme une accro du shopping, les interrogations fusent quand elle ne rentre pas les bras chargés de paquets de toutes sortes. Dans le deuxième ouvrage ‘Le Diable s’habille en Prada’, lui aussi adapté au cinéma, nous avons Miranda Priestly (que certains considèrent comme la parfaite caricature de Anna Wintour), grande prêtresse de la mode, qui gère d’une main de maître Runway, le magazine dont elle rédactrice en chef. Dans ce monde impitoyable qu’est celui de la mode, tout doit être parfait pour vendre du rêve aux lectrices et consommatrices.

Au vu de toutes ces explicatifs, nous pouvons donc dire que les femmes sont assurément accros au shopping, mais elles ne l’avoueront jamais. Car qui dit dépendance au shopping, dit aussi achats compulsifs et aussi frivolité. Car pour la grande majorité des gens, la consommation effrénée relève de la frivolité, car acheter pour le plaisir d’acheter est une pathologie. Acheter une montre ou un manteau de marque pour son bon plaisir ? Connaît pas !! Et ils pointeront toujours du doigt les autres (surtout les femmes) qui s’en donnent à cœur joie, qui toute à leur passion, ne se rendent pas compte qu’elles ont franchi de loin la frontière entre passion et pathologie. Si on se laisse à généraliser, l’acheteuse compulsive est le plus souvent une férue de grandes enseignes, et au détour de cartes de fidélité, rabais occasionnels, codes promo, trouve toujours une excuse pour justifier ses achats.

Pour conclure, nous dirons que tant que cette addiction n’affecte pas trop le budget, et qu’elle est effectuée pour faire plaisir au conjoint et/ou époux à qui les achats sont destinés même indirectement, il n’y a pas de quoi être alarmé. Mais quand l’amour du shopping nous entraîne un cercle vicieux des crédits et emprunts à plus ou moins long terme, alors il y aura lieu de s’alarmer. Be careful ladies !
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Quand la mode africaine s’impose hors de ses frontières

La mode est assurément ancrée de plein pied dans nos mœurs en Afrique. Que ce soit à Dakar, Lagos, Lomé, Abidjan, Bamako ou toute autre métropole africaine, il n’est pas rare de voir à chaque coin de rue des échoppes qui proposent des tissus bariolés (wax hollandais, bogolan, bazin Geztner et autres), des couturiers qui exposent leurs créations, toutes plus ravissantes les unes que les autres, ou encore des femmes qui se regroupent pour vendre des tissus et autres parures (communément appelées Nana Benz au Togo et au Bénin). Cette activité, bien qu’artisanale pour la plupart, est souvent créative et dynamique.

Sur un plan plus large, le continent africain regorge de créateurs de talent. Nous pouvons citer à cet effet Alphadi, Collé Ardo Sow, Xuly Bët, Claire Kane, Iman Ayissi, qui, à travers de prestigieux événements tels que le FIMA (Festival International de la Mode Africaine), le Sira Vision, ou la Fashion Week de Dakar, initiée il y a quelques années par la jeune styliste Adama Paris, participent grandement au rayonnement de la mode africaine. Ces stylistes et autres créateurs, conscients que le continent regorge de multiples possibilités et richesses en ce qui concerne la mode, n’ont de cesse d’innover pour la reconnaissance de leur travail sur le plan mondial.

 Ces initiatives, bien que très nobles, peinent encore à faire connaître la mode africaine sur l’échiquier international. A ma connaissance, jamais un artiste africain n’a été invité à présenter ses créateurs à la Fashion Week de New York ou de Paris ! L’Afrique n’a toujours été qu’une source (occasionnelle) d’inspiration pour les designers occidentaux. Au gré de leurs collections, une touche d’exotisme était ajoutée ça et là aux vêtements pour le plus grand bonheur des fashionistas.

Mais depuis quelques temps, plus précisément trois ou quatre ans si je ne me trompe, la mode a fait un grand vers pas vers l’Afrique. La tendance ethnique est de tous les catwalks, on en voit partout !! Tendance ethnique, ethnic chic, mode exotique, urban exotic, les appellations sont aussi nombreuses que variées pour justifier ce retour de la mode africaine dans les créations. Si vous n’y avez pas encore succombé, sachez qu’il est temps de se mettre à la page, car la mode ethnique est THE nouvelle tendance ! On en parle dans les médias, et nombreuses sont les sites créés pour faire l’apologie de la mode africaine. Juste retour des choses ou tendance éphémère ? Personnellement, je pencherais pour la première option. Vous me jugerez trop optimiste, idéaliste ou que sais – je encore, mais je pense sincèrement que la tendance ethnique n’en est qu’aux balbutiements et que le meilleur est à venir (avenir aussi) pour la tendance ethnic chic. Au gré de mes pérégrinations sur internet (comme je le fais souvent) pour m’informer des nouvelles tendances en matière de bijoux, vêtements et accessoires, quelle ne fut ma surprise de voir Gwen Stefani arborer une superbe robe en wax lors de la présentation de la toute nouvelle collection de sa marque dénommée Harajuku. Gwen Stefani qui porte du wax ? Eh oui, vous avez bien lu !! Le wax, cette bande de tissu (le plus souvent en coton) teint à la cire et qui habite des millions d’Africains. Ce même wax qui est une véritable institution dans certains pays d’Afrique, au point que celles qui le commercialisent ont un certain statut social (les Nana Benz).

Mais revenons à la quintessence de cet article : la mode africaine qui s’impose de plus en plus et parvient (même) à détrôner les créations européennes, qui soit dit en passant, sont toutes semblables les unes aux autres. Pourquoi aller puiser en Afrique ? Panne d’inspiration ou envie de redorer notre blason ? Il y en a qui découvrent la mode africaine, et d’autres qui la connaissaient depuis longtemps, mais n’osaient pas trop porter des créations africaines, de peur de se voir taxé de démodé ou ringard. Alors, c’est le moment, car la mode africaine existe et s’est lancée à l’assaut d’autres sphères que son lieu de naissance. Anna Wintour, la grande papesse du Vogue US, porte étendard par excellence du ‘bon goût’, s’y est aussi mise en revêtant sa robe tunique en wax, Burberry a rebaptisé certaines de ses créations ‘robe boubou’ et il n’est pas rare de voir dans la rue des Européennes porter qui des jupes en wax, qui des vestes en patchwork faites avec des chutes de tissu. C’est la raison pour laquelle j’ai aussitôt ressorti mes robes en wax que je ne portais que chez moi pour me promener avec dans la rue, et c’est toujours un plaisir de me voir accoster pour me demander d’où est – ce qu’elles viennent ! La tendance ethnique est partout !! Les sites de vente en ligne tels que http://www.asos.com ou encore topshop ont même des collections capsule telles que Asos Africa qui se vendent relativement bien.

La prochaine étape et non des moindres, serait de voir une horde de créateurs africains invités à la Fashion Week de Paris, Milan ou New York, afin d’exposer leur savoir – faire et ainsi, ouvrir le monde sur cette partie du globe qui regorge de richesses (non exploitées) et qui fait la fierté de nombre de ses ressortissants de par le monde.

NFK

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Big choooooooooooooooooooop babyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !!!!!

Littéralement la  » grande coupe « , ce big chop* m’a valu bien des quolibets et autres moqueries, et j’avoue qu’il n’a pas été facile pour moi de m’habituer à cette nouvelle tête. 
Bien que je mourais d’envie depuis longtemps de me couper les cheveux à ras, histoire de repartir sur de nouvelles bases capillaires (bien plus saines que le défrisage et autres bêtises), quand je me suis vue dans le miroir juste après le  » désastre  » (comme j’ai appelé ma tête pendant quelques jours), j’ai pleuré à chaudes larmes en regrettant mon geste. Et ma copine qui m’a coupé les cheveux ne savait plus où se mettre et culpabilisait à mort, car c’est elle qui était à l’origine du  » désastre « .
Il a fallu que j’aille dans un salon de coiffure à Paris (Ethnicia et la merveilleuse Antoinette que je ne remercierai jamais assez), pour me réconcilier avec moi – même et mon zafro. La coupe ayant été faite aux ciseaux, il y avait des cheveux qui dépassaient et la longueur n’était pas bien définie. Antoinette m’a repris le tout à la tondeuse en me couvrant de compliments (qui soit dit en passant, ont fait leur effet) tels que  » les cheveux courts te vont très bien, ça fait ressortir ton visage, tu te sentiras plus féminine après, mets de grosses boucles pour mettre en valeur la coupe  » … Et hop après, je me suis sentie beaucoup mieux et j’ai commencé à A.S.S.U.M.E.R !!!!!!!
Je me suis sentie  » spéciale « , bien dans ma peau et fière de porter mes cheveux crépus. J’ai commencé à comprendre ce que mes copines qui avaient  » big chopé  » ressentaient. Quand elles me parlaient du fait de porter les cheveux crépus, je ne les écoutais même pas, moi qui ne pouvais pas vivre sans mes perruques et autres tissages.
Non seulement j’économise un temps fou le matin, car je ne me coiffe plus avec telle ou telle autre perruque, mais je me dis que le retour au naturel vaut son pesant d’or. Les Européennes portent bien leurs cheveux naturels, et POURQUOI PAS NOUS?
Je pense même à re – big choper au bout de quelques mois, mais tout dépend de comment mes cheveux vont pousser.
Pour finir, cette vidéo qui m’a bien fait rire, car elle n’est que vérité !!!
Bonne lecture ^^
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Les bijoux : ma passion !!

De quand date ma passion pour les bijoux? Je ne saurai le dire exactement …
Aussi longtemps que remontent mes souvenirs, j’ai toujours aimé le côté clinquant, brillant à outrance et cliquetant des bijoux; d’où mon surnom  » Bling Bling  » ou encore  » Bidjou « (que je hais maintenant, alors qu’il n’y a pas si longtemps, j’adorais être appelée ainsi, mais whatever, ceci n’est pas le sujet de l’article) …
Petite déjà, j’adorais farfouiller dans la boîte à bijoux de maman pour lui piquer ses bijoux, ce qui avait le don de l’énerver, parce que, contrairement aux petites filles de mon âge, j’avais des goûts assez hétéroclites (m’enfermer des heures durant à bouquiner, porter les parures de maman pour aller à l’école …) et elle me disait toujours  » Ndèye Fatou Kane, arrête de t’affubler de bijoux comme si tu allais à une cérémonie « . Ces mots qu’elle me répétait telle une litanie m’encourageaient à toujours en mettre plus, à en porter jusqu’à ce que l’on ne remarque que ça.
Cela peut paraître incompréhensible ou même bête, mais le fait est que quand j’en mettais beaucoup, que ce soit des colliers, des boucles d’oreille, ou des bagues, je me sentais bien, en confiance, prête à affronter le monde entier. Ils me donnaient l’impression d’exister, d’être  » quelqu’un  » …
Maman a ainsi joué un rôle essentiel dans cet amour, pour ne pas dire cette addiction que j’ai développé pour les bijoux. Ce fut l’époque des premiers piercings … Je me fis ainsi percer toute la surface occupable de mes deux oreilles (jusqu’à avoir huit piercings de chaque côté !), et plus tard, je me fis percer la langue, l’arcade, le labret … Une vraie folie quoi !!!
Mais aujourd’hui, je me suis calmée. Même si je suis toujours accro aux bijoux, je n’en mets plus autant qu’autrefois … Mais je mets toujours un point d’honneur à accessoiriser ma bijoux avec la tenue que je porte; et quand je vois une amie à moi qui en met un peu trop ou pas assez (lool), je me sens obligée de le lui dire.
Bonne lecture ^^
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Chaussures : les filles en sont folles, mais pourquoi ?

A la demande générale, je fais un un article sur la mode, et plus particulièrement sur les chaussures. Je tiens juste à préciser que je ne suis pas une spécialiste en la matière, mais je vais juste essayer d’apporter ma petite contribution.

Entre les filles et les chaussures, c’est souvent une grande histoire d’amour. Les mecs ont souvent bien du mal à comprendre pourquoi, alors aujourd’hui, je tente de vous expliquer les raisons de ce culte incroyable que l’on voue à cet accessoire.

Qui mieux qu’une fille, pour mettre le doigt sur la tare féminine la plus développée au monde, j’ai nommé : l’accumulation de paires de chaussures? C’est une question difficile, qui énerve et fascine bien des hommes. Procédons méthodiquement, car pour vous faire comprendre cette addiction, je me dois de vous donner quelques arguments intelligents (eh ouiiii), afin de vous faire comprendre que non, nous ne sommes pas folles, ni moi, ni toutes les autres filles.

Cet amour pour les chaussures commence dès notre plus jeune âge, en effet, à la période même où nous commençons à gambader gaiement, chacune d’entre nous s’amuse à glisser ses petits petons dans les chaussures à talons de Maman, essayant tant bien que mal de faire un pas ou deux. Et Cendrillon et sa pantoufle de verre ne nous a pas facilité la tâche, mettant la chaussure au centre même d’une histoire d’amour entre une fille lambda et un prince charmant.
Je porte parfois et surtout quand je n’ai pas trop le choix, des chaussures qui  » tuent « , et tout le temps je me dis qu’on ne m’y reprendra plus, car les talons sont non seulement inconfortables, mais aussi ils déforment les pieds, avec l’apparition des oignons et autres cors. Demandez à Victoria Beckam, qui à force d’user et d’abuser des plateformes shoes, s’est fait opérer et a été obligée de porter des ballerines durant deux bons mois. Je m’en suis rendu compte hier, en portant fièrement pour la première fois ma paire toute neuve achetée en soldes. J’ai cru mourir à peine une heure après les avoir eu aux pieds. Et voilà que je les remets aujourd’hui. Maso me direz-vous ? Possible. En effet, les filles accros aux chaussures ont une force mentale incroyable lorsqu’il s’agit pour elles de porter des escarpins ou autres sandales monstrueusement inconfortables. Mais cessons les longs paragraphes, parfois de petites explications valent mieux qu’un long discours…
Avoir le choix
C’est bien connu, les filles changent tout le temps d’avis. Et lorsqu’il s’agit de chaussures, c’est pareil. On n’aime pas le manque de possibilité, au contraire, on préfère être libre de choisir ce qui nous fait envie. Devant un shoesing (dressing à chaussures) bien rempli, on se sent bien, on se sent libre, aucune oppression pour nous saper le moral.

Se sentir belle

Les chaussures ne nous déçoivent jamais. Essayer un vêtement dans un magasin peut souvent être l’objet de désillusions,  » je suis trop grosse, je ne rentre pas dedans, je flotte dans cette robe trop large, j’ai l’air d’une truffe… ». Les chaussures ne varient jamais en fonction de notre poids. Et c’est ce qu’on aime, chez cet accessoire : il nous fait nous sentir belle, même rien qu’un peu, et nous rebooste le moral en un rien de temps. On se sent attirante, sexy, élégante, rien qu’en les enfilant, et c’est pour ça qu’on leur voue un culte incroyable.
Prendre du plaisir
Souvent, s’acheter une paire d’escarpins est souvent bien plus jouissif pour une fille que de manger du chocolat; C’est pour cela que les filles se lâchent, niveau shopping. Elle ressortent du magasin les bras chargés de paquets, qu’elles se languissent d’ouvrir une fois chez elles, dans la hâte d’essayer de nouveaux leurs fraîches trouvailles.
Le style
Les filles veulent être belles. Non, elles veulent être sexy. Non, en fait elles veulent être à l’aise. Vous voyez où je veux en venir ? Ce qu’il leur faut, c’est différents styles de chaussures, selon l’occasion, le look qu’elles ont, le temps qu’il fait. Une nana ne peut se permettre de porter les mêmes chaussures au travail, qu’en soirée, qu’à un mariage, qu’à la plage, bref… vous me comprenez quoi, soyez indulgent.
 Je voulais juste tenter de vous expliquer, en toute modestie, pourquoi nous les filles prenons notre pied à collectionner les paires de pompes. Je conçois que c’est difficilement compréhensible pour les mecs, qui n’ont que peu de choix, comparé au nôtre, entre quelques paires de sandales à absolument éviter, les tongs que vous pouvez acheter pour cet été, et les chaussures bateau, pas trop mal pour vos vacances. Mais tentez d’être plus indulgent envers votre copine, même quand elle vous ramènera ce soir sa 72ème paire de chaussure.
Bonne lecture